Plus de 380 candidats aux élections législatives engagés pour une Assemblée vélo

Il y a 6 293 candidats aux élections législatives de 2022 en France. (C. Dubreuil/L'Equipe)

Plus de 380 candidats aux élections législatives, dont le premier tour aura lieu ce dimanche, ont répondu à l'appel de l'Alliance pour le vélo et se sont engagés à porter les chantiers cyclables à l'Assemblée nationale.

Devenu un sujet politique à part entière, le vélo s'invite une nouvelle fois aux débats électoraux à l'occasion des législatives. Le 24 mai, l'Alliance pour le vélo, qui regroupe plusieurs acteurs et associations incontournables du cyclisme français, a rédigé un plan pour inciter les candidats à s'engager en faveur du développement du vélo, une fois arrivés au Parlement. À deux jours du premier tour, ils sont déjà 380 aspirants députés à l'avoir signé.

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Pour le collectif, l'objectif est clair : construire une majorité pro-vélo à l'Assemblée nationale, à l'issue des deux tours du scrutin (le 12 puis le 19 juin). Dans l'appel fourni aux potentiels signataires, il est ainsi inscrit qu'ils sont favorables à « poursuivre [leur] action en faveur du vélo et des mobilités actives, autant au sein de [leur] groupe politique qu'auprès des parlementaires de tous bords » et qu'ils s'engagent « à porter la cause du vélo à l'Assemblée nationale et dans [leur] circonscription ».

Un objectif transpartisan

« On a un fichier contact mail, qu'on a utilisé pour joindre une bonne partie des candidats, malheureusement pas tous, explique Karine Lassus, chargée de développement chez Vélo & Territoires. 380 candidats c'est déjà beaucoup pour nous ; c'est peut-être peu par rapport au nombre total de candidats (ils sont 6 293 sur l'ensemble de la France), mais ça nous paraît important d'identifier des relais à l'Assemblée Nationale pour le mandat à venir. » Si une grande partie des signataires sont des candidats de gauche, notamment de la NUPES, l'objectif annoncé de la charte est d' « être transpartisan », pour que « tous les partis puissent s'en emparer ».

Au cours de leur mandat, les 577 députés auront la possibilité de pousser les politiques cyclables en déposant des propositions de loi qui auront, certes, peu de chances d'aboutir pour celles n'étant pas issues de la majorité, mais auront le mérite d'amener le vélo au coeur des discussions. Si les projets de loi soumis par les membres du gouvernement ne leur conviennent pas, ils pourront aussi les compléter en déposant des amendements.

Un premier socle de dix mesures

La plateforme fournie aux candidats leur permet également de donner leurs avis et leurs préférences sur dix mesures phares, soumises par l'Alliance vélo et perçues comme les chantiers prioritaires du prochain mandat. Parmi elles : « doubler le réseau cyclable actuel » pour le porter à 100 000 km ; « mettre tous les publics à vélo » en favorisant l'apprentissage des enfants ; ou encore « faire de tous nos territoires des espaces agréables à vivre », via le vélo.

Ce premier socle de dix mesures avait été établi par l'Alliance pour le vélo pendant la campagne présidentielle, au cours de laquelle le programme de chaque candidat avait été passé au crible. Au moment de son élection, le 24 avril dernier, Emmanuel Macron n'avait pris des engagements que sur six d'entre elles, ne se positionnant notamment pas sur les « 30 km/h en agglomération » et « le forfait mobilité durable obligatoire ». En signant l'appel, certains futurs députés En marche s'en sont chargés pour lui.

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