Les 4 indésirables que l'OM doit faire partir

Goal.com

Ils sont quatre. Quatre joueurs qui ne comptent pas ou peu dans l'esprit de Rudi Garcia. L'été dernier, tous étaient restés mais le constat d'échec est flagrant. En janvier, la direction espère se séparer de Rod Fanni, Henri Bedimo, Matheus Doria et Grégory Sertic. Économiser leurs salaires permettrait de recruter à moindre coût notamment un latéral gauche.

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Rod Fanni

Avec 198 matchs au compteur, Rod Fanni fait partie des 50 joueurs ayant le plus souvent porté le maillot de l'OM. Pour cet enfant de Martigues, c'est une fierté. Il n'aura sans doute jamais l'occasion de franchir la barre symbolique des 200 rencontres officielles. Mis au placard par Rudi Garcia l'été dernier, le défenseur international n'a pas disputé une minute cette saison. Il n'est même pas inscrit sur la liste pour l'Europa League. A 36 ans, il est clairement poussé vers la sortie. Son contrat s'achève en juin et des discussions sont engagées en vue d'une résiliation du joueur qui touche 160 000 euros bruts mensuels. Triste fin pour celui qui se dit en pleine forme. Revenu par la volonté de Franck Passi avec l'ancienne direction pour donner un coup de main, Fanni avait rendu de fiers services à Rudi Garcia la saison dernière (32 matchs). Aujourd'hui, Fanni espère trouver un dernier challenge pour finir sa carrière sur une note positive. En Amérique du nord peut-être. A moins qu'un club français ne se penche sur son cas...

Henri Bedimo

Henri Bedimo, qui avait déjà 32 ans, a débarqué libre lors de l'été 2016 avec un contrat de trois ans en poche. Rarement brillant, le Camerounais a vu arriver Patrice Evra un semestre plus tard. Bedimo, qui n'a disputé que 18 matchs la saison dernière, n'a pas bénéficié d'une minute en 2017-2018. Fort d'un salaire de plus de 160 000 euros bruts mensuels, il n'a pas l'intention de quitter les lieux si facilement. Il assure vouloir se battre pour retrouver le groupe. Il a même participé à une rencontre avec la réserve en National 2. Le départ d'Evra n'a pas changé la donne. Rudi Garcia préfère aligner Hiroki Sakai dans le couloir gauche quand Jordan Amavi n'est pas disponible. Bedimo a tout de même été retenu dans le groupe contre Valenciennes pour le match de rentrée en coupe de France. Un signe ? Pas vraiment. Déjà l'an passé, les dirigeants souhaitaient le voir partir. Mais les prétendants ne se bousculent pas. Bedimo manque de rythme et n'offrirait guère de garantie sportive.

Bedimo OM Marseille
Bedimo OM Marseille

Matheus Doria

Celui qui était présenté comme l'avenir du Brésil n'en a plus à l'OM. Matheus Doria n'a pourtant que 23 ans. Mais depuis son arrivée en 2014, il n'a participé qu'à 32 rencontres. Il a connu deux prêts ratés. Cette saison, Rudi Garcia, qui l'apprécie grandement sur le plan humain, lui a offert une titularisation. A Monaco (1-6), lors d'une rouste mémorable où le pauvre Doria a été lamentable. Sous contrat jusqu'en 2019, le Brésilien n'a pas d'autre option que de partir s'il ne veut pas que sa carrière tourne au vinaigre. Mais où peut-il rebondir ? Un retour au Brésil est envisagé mais sa cote a chuté grandement. L'Atlético Mineiro songerait à lui. En Europe, les pistes sont rares. En Italie et en Allemagne, son agent tente de convaincre des clubs de second plan. Reste la Turquie où Doria a des touches. Et le Moyent-Orient... 

Grégory Sertic

Grégory Sertic n'a pas le même statut dans le groupe ni au club que ces trois camarades invités à se trouver un club. Tout simplement parce qu'il a été recruté par les nouveaux dirigeants. En janvier 2017, Sertic a été engagé pour 1,5 million d'euros lors du premier mercato made in Frank McCourt. Sertic devait faire partie du fameux OM Champions Project. Depuis un an, l'ex-Bordelais a passé plus de temps à l'infirmerie que sur le terrain. Et lorsqu'il a enfilé le maillot, ce n'était pas folichon. Souvent décevant, critiqué par les supporters, Sertic (28 ans) est à ranger dans la case mauvaise pioche. Cette saison, comme un symbole, il a été titulaire à deux reprises : face à Monaco (1-6) et Rennes (1-3) pour deux fiascos. Après ces deux sorties, le sort de Sertic était scellé. Sous contrat jusqu'en 2020, le défenseur, qui touche 180 000 euros bruts mensuels, a tout intérêt à se trouver un point de chute afin de se relancer. En France, il dispose de quelques touches. Saint-Etienne en fait partie. La Major League Soccer américaine a été un temps évoquée.

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