5 choses à savoir sur Josh Pierson, plus jeune participant des 24 Heures du Mans

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À seulement 16 ans et 4 mois, Josh Pierson va devenir le plus jeune pilote de la riche histoire des 24 Heures du Mans. Malgré son âge, cet Américain, natif de l'Oregon, est déjà redoutable au volant.

Adolescent et engagé au Mans peuvent donc rimer. Josh Pierson le prouve ce week-end au volant de la LMP2 numéro 23 de United Autosport, qui prendra le départ ce samedi à 16 heures (en direct sur L'Equipe Live et la chaîne L'Equipe) depuis la 11e place de la grille de départ. Même s'il établit un nouveau record de précocité dans l'épreuve sarthoise à 16 ans et 4 mois, l'Américain, originaire de la côte ouest, fait preuve d'une maturité bluffante, estimant lui-même qu'il est "plus à l'aise avec des pilotes et des mécaniciens que des gens de mon âge". Découverte en cinq points d'un pilote pas comme les autres.

Un parcours qui vient de bifurquer

Après avoir suivi le chemin classique du futur pilote de monoplace aux États-Unis (karting puis « Road to Indy »), Josh Pierson a pris cette année la direction de l'endurance où il évolue dans trois compétitions distinctes au volant de LMP2. Il y a bien sûr le WEC, le championnat du monde FIA, qui l'amène au Mans mais aussi les Le Mans Series « Asie », toujours avec United Autosport et enfin l'IMSA (championnat nord-américain comportant des endurances) avec PR1/Mathiasen. Ce choix est venu d'une inspiration de Stephen Simpson, qui le coache au niveau du pilotage à la demande de son père, Greg. Simpson a senti que son protégé avait un talent particulier pour l'endurance et l'a présenté à Richard Dean, un des co-patrons de United Autosport, début 2021. Après un premier essai, Pierson a rencontré Zak Brown, l'autre co-patron, accessoirement à la tête de McLaren Racing, puis effectué un deuxième test, en Autriche, avant de rejoindre l'équipe qui l'engage aujourd'hui dans la Sarthe début 2022.

Déjà le plus jeune participant et vainqueur en WEC

Vu qu'il prend part à toute la saison WEC, Pierson a déjà établi des records de précocités pour l'ensemble du championnat lors de la première épreuve, le 18 mars à Sebring (Floride), un mois seulement après son 16e anniversaire. Et cette première a été couronnée de succès avec la victoire en LMP2 en compagnie de Paul di Resta et Oliver Jarvis. « J'ai fait un triple relais, ce qui est une stratégie agressive, raconte-t-il oubliant de préciser qu'il l'a réussi sans changer de pneus, un petit exploit. L'équipe en avait besoin ! Cela a obligé nos adversaires à s'adapter et à changer leur stratégie. Ç'a été bénéfique pour nous. » Lors de cette expérience, il a aussi été marqué par le sentiment d'impuissance du pilote sur la murette en fin de course. « C'était la première fois que j'avais cette sensation de ne pas être dans la voiture quand quelque chose d'important se joue. Vu que je suis un « control freak », être hors de la voiture à ce moment-là était stressant. Mais ç'a été bénéfique sur l'aspect du partage de la voiture avec d'autres pilotes et pour prendre pleinement conscience qu'on n'est pas le seul. »

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Des coéquipiers prestigieux et au soutien

Entre son âge et son statut « silver » (chaque équipage de LMP2 doit comporter au moins un pilote classé, selon ses performances et son pedigree, silver ou bronze en plus de deux gold ou platinum), Pierson est forcément accompagné de pilotes plus expérimentés que lui. Au Mans, son équipage se compose d'Oliver Jarvis, ancien pilote officiel Audi, quatre podiums dans la Sarthe ou encore une victoire aux 24 Heures de Daytona cette année (avec le Meyer Shank Racing) et Alexander Lynn, actuel pilote de Formule E (chez Mahindra), vainqueur au Mans en GTE Pro voilà deux ans. Il a aussi évolué avec Paul di Resta, ancien pilote de Formule 1 (quatre saisons chez Force India). Tous ont été au soutien de l'Américain notamment avant sa découverte du circuit de la Sarthe. « Alex m'a accompagné virtuellement sur le simulateur pour me donner quelques conseils et m'indiquer sur quoi je peux travailler. On discutait en vocal sur whatsapp pendant qu'on roulait ensemble. J'ai aussi des pages de notes d'Alex et de Paul di Resta ! Je vais sans doute passer du temps à lire des choses sur mon téléphone avant de monter dans la voiture », s'est-il amusé.

Il rêvait du Mans et des 500 miles d'Indianapolis

Même né à 8 000 km de la Sarthe, le pilote United Autosport a senti une connexion assez tôt avec les 24 Heures du Mans. Quand on lui demande LA course qu'il rêve de gagner, il répond : « Deux me viennent à l'esprit. Plus jeune, j'ai été marqué par Truth in 24, un documentaire qui suit Audi lors de la victoire au Mans en 2008. J'ai regardé ça tellement de fois que j'ai toujours voulu faire cette épreuve. L'autre course, ce sont les 500 miles d'Indianapolis, que j'ai beaucoup suivis. J'ai la possibilité de réaliser un de ces deux rêves, j'espère que j'aurais d'autres opportunités dans le futur mais c'est spécial de pouvoir tenter sa chance aussi jeune. Et j'espère que des occasions se présenteront pour les 500 miles. » Il a sans aucun doute le temps de voir venir et avec Zak Brown de McLaren, présent en Formule 1, Indycar et Formule E, il aura sans doute des opportunités un peu partout sur la planète s'il poursuit sa progression au rythme actuel.

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Hors des circuits, un tout nouveau conducteur

Contrairement à la France, la plupart des états américains ont fixé à 16 ans l'âge du permis de conduire (15 ans pour la conduite accompagnée). Et vu son activité « professionnelle », Pierson s'est précipité pour le passer dès l'âge requis. « Même si ç'aurait été marrant de dire que je faisais les 24 Heures du Mans sans avoir de permis de conduire, je voulais le passer le plus vite possible, c'est très bien de me débarrasser de ça », sourit-il. Sans surprise, l'examen de la conduite a été réussi du premier coup. En revanche, il a échoué au code une fois avant de l'obtenir. « Je ne suis pas super bon avec tout ce qui est contrôles à l'écrit en général, regrette-t-il, mais la partie sur la route, ç'a été très bien. » Il peut désormais découvrir les joies de la conduite ailleurs que chez lui. « J'ai été surpris qu'on me laisse conduire ici avec un permis américain, dit-il à propos de l'Europe. C'est bizarre parce que les règles ne sont pas parfaitement identiques et que la façon de conduire aux USA n'est pas forcément plus sûre mais je dirais plus relax. Quand il y a une intersection, ici les gens vont passer alors qu'aux États-Unis, ils vont sefaire des politesses sur qui passe le premier. Maintenant, quand moi j'y vais sans trop hésiter, on me regarde bizarrement ! »

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