Les 5 stars du Mondial

Earvin Ngapeth, l'icône des Bleus, sera l'une des grandes vedettes du Championnat du monde qui s'ouvre vendredi (diffusé sur la chaîne L'Équipe et sur L'Équipe live), avec le Polonais Bartosz Kurek, le Brésilien Bruno, le Cubain Robertlandy Simon et l'Américain Matt Anderson.

Opéré d'un genou, le Polonais d'origine cubaine Wilfredo Leon, considéré comme le meilleur joueur de la planète, sera le grand absent du Championnat du monde en Slovénie et en Pologne (26 août - 11 septembre). Mais plusieurs autres stars sont appelées à briller dans la compétition, à commencer par le totem des Bleus Earvin Ngapeth.

Earvin Ngapeth (France), le French flair

Dos au filet, l'attaque qui file entre les doigts des contreurs adverses : le mois dernier en finale de la Ligue des nations contre les États-Unis (3-2), le Poitevin (1,94 m, 31 ans) a répété le point de légende qui avait offert aux Bleus le titre européen en 2015. Avec son épaule de feu et son esprit profondément joueur, jamais plus fort que quand la pression monte, Ngapeth est depuis dix ans le guide de cette folle équipe de France. Intenable sur le parquet et parfois en dehors. L'homme pour qui le public se lève, celui qui, un an après l'or olympique, peut mener les Bleus au dernier titre qui leur manque.

lire aussi

Earvin Ngapeth avant le début du Championnat du monde : « C'est maintenant ou jamais »

Bartosz Kurek (Pologne), le bombardier

À domicile, la Pologne, double championne en titre, reste un très sérieux candidat à la couronne. En l'absence de Leon, elle sera guidée par son icône depuis une décennie, Bartosz Kurek (2,05 m, 34 ans le 29 août). Non sélectionné à la surprise générale lors du Mondial remporté en 2014, il était revenu après avoir changé de poste, de réceptionneur à la pointe de l'attaque, pour être élu MVP de l'édition 2018. À l'attaque et au service, son énorme puissance n'a cessé de faire des ravages jusqu'au Japon, où l'homme au crâne rasé sévit depuis deux ans à Nagoya.

Bruno (Brésil), le génie

Le capitaine de la Seleçao (1,90 m, 36 ans) est un artiste de la passe, qui distille le caviar à toutes les extrémités du terrain. À ses débuts internationaux, il a dû combattre son image de fils à papa au sein d'une Seleçao dirigée par sa légende de père, Bernardo Rezende (éphémère sélectionneur des Bleus la saison passée). Mais il a fait taire les critiques en triomphant au Mondial 2010 puis aux JO de 2016. Ami de Neymar, il est devenu l'un des grands potes d'Earvin Ngapeth, avec qui il a noué une formidable relation technique dans le club italien de Modène. Entre génies, on se comprend.

Robertlandy Simon (Cuba), le revenant

Il y a douze ans, le colossal central (2,06 m, 35 ans) était le capitaine d'une formidable équipe cubaine, emballante finaliste du Mondial en Italie. Et puis, comme bon nombre de ses compatriotes, il a pris le chemin de l'exil pour faire fructifier son immense talent, loin de l'équipe nationale. Mais après des années de décrépitude, Cuba est revenu au Mondial. Et Simon est revenu, lui aussi, contrairement à ses anciens coéquipiers Leon (devenu polonais par mariage) ou Yoandy Leal (qui jouera la compétition avec le Brésil). Avec toujours une puissance et un charisme hors norme pour guider ses jeunes coéquipiers.

Matt Anderson (États-Unis), la machine

À l'époque pas si lointaine où les sportifs américains étaient heureux en Russie, l'homme de Buffalo (2,08 m, 35 ans) était la pointe acérée de l'armada de Kazan, qui a régné sans partage sur la Ligue des champions de 2015 à 2018. Mais avant cet âge d'or, Anderson a connu une période sombre, interrompant sa carrière plusieurs mois en 2014 pour soigner une dépression. Il a ensuite retrouvé un bel équilibre, mais reste en quête d'un titre majeur en équipe nationale. Restée au repos pendant la Ligue des nations, la machine à scorer est prête à pétarader.

lire aussi

Ce qu'on peut attendre des Bleus lors du Championnat du monde