68 % des Français souhaitent le départ de Bernard Laporte de la présidence de la FFR

Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby. (E. Garnier/L'Équipe)

Selon un sondage réalisé par Odoxa et présenté ce dimanche, 68 % des Français souhaitent que le président de la FFR Bernard Laporte, condamné en décembre pour corruption passive, trafic d'influence, prise illégale d'intérêts, recel d'abus de biens sociaux et abus de biens sociaux, quitte ses fonctions.

L'institut Odoxa a publié ce dimanche un sondage concernant le rapport des Français à la présidence de la Fédération française de rugby, à partir d'un échantillon de 1 005 personnes. Selon cette étude, 53 % des Français et 76 % des amateurs de rugby ont entendu parler de la condamnation de Bernard Laporte, le président de la FFR.

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Le 13 décembre dernier, le tribunal correctionnel de Paris a condamné M. Laporte à deux ans de prison avec sursis, 75 000 euros d'amende et deux ans d'interdiction d'exercer toute fonction en lien avec le rugby, pour corruption passive, trafic d'influence, prise illégale d'intérêts, recel d'abus de biens sociaux et abus de biens sociaux. Le président de la FFR a fait appel.

Mis en retrait de ses fonctions, Bernard Laporte a désigné un président délégué, Patrick Buisson, qui doit être conforté ou non lors d'un référendum mené auprès des clubs amateurs, du 23 au 26 janvier.

« L'interventionnisme » de la ministre saluéSelon l'étude d'Odoxa, « l'affaire Laporte-Altrad » porte préjudice au rugby français dans toutes ses dimensions, en premier lieu à l'international : 74 % des sondés estiment qu'elle dégrade l'image du rugby français à l'international. C'est notamment pour cette raison que 68 % des Français souhaitent que Bernard Laporte quitte la présidence de la FFR.

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Par ailleurs, l'étude d'Odoxa précise que « l'interventionnisme » de la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra, qui n'a pas hésité à faire pression sur Bernard Laporte pour qu'il quitte son poste au vu de sa condamnation, est salué par 68 % des sondés. 30 % des Français estiment en revanche qu'elle a tort, et « que les fédérations doivent être indépendantes et ne rendre compte qu'à leurs adhérents et aux instances internationales ».

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