Abiteboul a mis Ocon en confiance pour son podium à Sakhir

Benjamin Vinel
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Pour son retour sur la grille de départ en 2020 après une année en tant que pilote de réserve Mercedes, en qualifications avec un score de 15-2 (mais un écart moyen de seulement 0"198 sur le sec) et également dominé en course, l'Australien ayant engrangé 119 points quand le tricolore n'en avait que 62 à son actif.

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Ocon a toutefois conclu l'année en beauté avec une deuxième place lors du mouvementé Grand Prix de Sakhir, où il n'était pourtant que onzième sur la grille. Ressentait-il le besoin d'obtenir un résultat, après n'être entré dans le top 6 que deux fois lors des 15 premières épreuves ? "Je n'ai pas senti la pression d'avoir un résultat ou de devoir faire une course incroyable ou quelque chose comme ça", répond le pilote Renault.

Ocon salue justement l'approche de son directeur Cyril Abiteboul avant le départ : "J'ai discuté avec Cyril juste avant la course, et Cyril, même dans les moments durs, m'a toujours beaucoup soutenu et a toujours été très positif. Il m'a toujours donné de bons conseils, et c'est bien quand ça vient du boss juste avant de sauter dans la voiture. Ça permet d'être détendu et confiant."

"Nous n'avons pas fait de super qualifications, mais il est venu et a dit : 'Écoute, tu sais, ça va être une course intéressante, et il y a une stratégie cool à trouver. Tu vas faire une bonne course, tu sais. Prends ton temps, ça va venir. Bonne chance'. C'est tout ce qu'il a dit, mais c'était vraiment bien. Je n'ai donc pas ressenti la pression. Mais c'est bien, j'espère qu'il est désormais clair que l'équipe peut véritablement s'appuyer sur moi dans les moments difficiles. Et que si nous sommes en difficulté en course, je peux être fort et faire le job."

Ocon a notamment bénéficié de la sérénité d'avoir un contrat sur deux ans ; cela lui a permis de se concentrer sur son travail au lieu de s'inquiéter d'assurer sa présence sur la grille en 2021. "C'était très important d'avoir l'assurance de mon avenir, d'avoir l'esprit stable, de savoir que je pouvais construire quelque chose avec l'écurie pour laquelle je courais. Si le temps est limité, ce n'est pas bon. On n'a pas le temps de progresser et de travailler comme il faut avec les gens autour de soi."

"On l'a vu, il n'est pas facile de changer d'écurie, même pour les pilotes titulaires. De surcroît, j'ai passé une année sur la touche, j'ai donc dû reprendre le rythme et également apprendre à travailler avec une nouvelle équipe. J'ai donc vraiment l'objectif de faire un peu comme ce qu'a fait Daniel [Ricciardo] pour sa seconde année : passer un cap et poursuivre les progrès réalisés cette année", conclut le Français, qui sera associé au revenant cette année.

Propos recueillis par Luke Smith