Un accident grave suspend la pratique scolaire du rugby

Photo d'illustration. (F. Lancelot/L'Équipe)

Les compétitions de rugby organisées par l'Union nationale du sport scolaire ont été stoppées à la veille des vacances de Noël à la suite d'un grave accident survenu lors d'un match dans les Hautes-Pyrénées.

Les compétitions de rugby organisées par l'Union nationale du sport scolaire ont été stoppées à la veille des vacances de Noël à la suite à d'un grave accident survenu lors d'un match à Tarbes (Hautes-Pyrénées), a appris l'AFP mercredi auprès de l'UNSS.

L'accident s'est produit le 14 décembre lors d'un placage qui a laissé tétraplégique un lycéen de 17 ans, aussi joueur du club de Bagnères-de-Bigorre, selon La République des Pyrénées. La pratique du rugby a été mise à l'arrêt depuis le 16 décembre, a indiqué un porte-parole de l'UNSS à l'agence de presse.

Une réunion s'est tenue mercredi avec les experts de la FFR (Fédération française de rugby), au cours d'une « commission mixte » pour envisager la suite et les conditions d'une reprise. Les conclusions de cette réunion seront données très prochainement.

Une décision « incompréhensible » pour le SNEPDans un courrier, le Syndicat national de l'éducation physique (SNEP), affilié à la FSU, a interpellé l'UNSS sur cette suspension. « Suspendre "jusqu'à nouvel ordre'', la pratique du rugby sous toutes ses formes au sein des associations sportives comme dans les rencontres UNSS est incompréhensible », écrit le syndicat.

« Vous semez ainsi le doute sur les compétences professionnelles des enseignant·es d'EPS et portez atteinte à la confiance que leur accordent les chef·fes d'établissement, IA-IPR (inspecteurs), parents et élèves », poursuivent-ils. « On conteste la réaction à chaud », a expliqué à l'AFP Benoit Hubert, secrétaire général du SNEP-FSU.

Interrogé sur le fait de savoir si la pratique du rugby, qui est secoué au niveau professionnel depuis plusieurs années par une multiplication des commotions cérébrales, est également surveillée sur ce point en milieu scolaire, M. Hubert a assuré que « les garde-fous sont stricts » dans cette discipline.