Adil Rami (Troyes) après la défaite à Lille : « J'ai fait mon temps sur les terrains »

Adil Rami ce dimanche à Lille. (E. Garnier/L'Équipe)

Près de trois mois après sa dernière apparition, Adil Rami a retrouvé les terrains contre Lille (0-2), son ancien club. Salué à la mi-temps par les supporters des Dogues, le défenseur troyen a vécu malgré tout une soirée difficile, en étant fautif sur l'ouverture du score. Et à 37 ans, il a conscience d'avoir perdu sa place à l'Estac.

« Que s'est-il passé sur le premier but ?
Je ne sais pas. On essaie de relancer, une nouvelle philosophie qu'on a, donc on essaie de jouer au football. Je vois qu'ils nous enferment bien, bon pressing de la part des « chtis », et là j'essaie de jouer à l'opposé. Mais le ballon de la Coupe de France est un peu lourd (sourires). Ce sont des choses qui arrivent, on essaie. On leur donne quand même deux buts. C'est comme ça.

Comment vous êtes-vous senti pour votre match de reprise ?
On sort avec une défaite, mais je cherche toujours les points positifs. Et les points positifs de ce soir, c'est de trouver du temps de jeu. C'était très important. Je n'ai pas eu de pépin physique. C'est triste à dire mais ça fait partie du football et de mon expérience. On a perdu 2-0, j'ai fait une erreur sur le premier but mais au moins je ne sors pas blessé et je gagne du temps de jeu.

À combien vous estimez-vous de votre meilleur niveau ?
Je pense, sur ce match, à 50-60 %. Toute ma carrière j'ai été un diesel, il me faut beaucoup de matches pour être prêt. Il me faudra deux, trois peut-être quatre matches pour être prêt dans tous les compartiments de mon football. Maintenant ça fait bientôt 16-17 ans de carrière, je me connais.

lire aussi : Lille se qualifie pour les 16es de finale en éliminant Troyes en Coupe de France

Aujourd'hui, il y a de la concurrence à votre poste...
Il y a de la concurrence, mais il ne faut pas oublier que ces jeunes-là sont là pour jouer. Moi, j'ai fait mon temps sur les terrains. Je ne suis pas loin des 600 matches pros. C'est une hiérarchie plutôt logique aujourd'hui. Je sais que je suis là pour amener mon expérience, aider les jeunes, le club. Je suis conscient, j'ai la tête sur les épaules. À 37 ans, ce n'est pas facile. Je suis là, encore en activité, avec mon beau petit sourire et je suis en train de kiffer.

Vous êtes compétitif, vous voulez jouer non ?
Je le vis bien. Évidemment, je ne vais pas dire que je suis là, en passant, que je suis pépère. Ce que je me dis c'est que j'ai fait ma carrière. On me connaît pour ma mentalité, je suis content pour les mecs qui jouent parce que moi je l'ai vécu. En jouant, en marquant et en gagnant des matches, j'ai rendu fière ma famille, donc je suis content pour eux.

Quand vous dites qu'il y a une hiérarchie, pour vous, actuellement, vous n'êtes plus un titulaire ?
Non, aujourd'hui non. Il était prévu que je sois titulaire et puis une blessure m'a éloigné des terrains. Aujourd'hui, la concurrence a fait le taf à Strasbourg (3-2 lundi), contre Nantes aussi avec un clean sheet (0-0), donc c'est en toute logique que la hiérarchie du jour est comme ça. Donc voilà. Après, là on va jouer tous les trois jours, ça va être dur, on va perdre des plumes, je pense qu'il va falloir faire tourner tôt ou tard donc je suis là. Je prends les minutes qu'il y a à prendre. »

lire aussi : Les tops-flops de Lille-Troyes : Cabella à l'aise dans son jardin, retour raté pour Rami