Adrian Mannarino après son titre à Winston Salem : « C'est assez inattendu »

Adrian Mannarino a remporté le deuxième titre de sa carrière. (Presse Sports)

Pas hyper fan du tournoi et pas habitué non plus à brandir des trophées, Adrian Mannarino était un peu surpris d'avoir remporté le deuxième titre de sa carrière à Winston-Salem mais heureux de voir que son travail payait.

« Vous n'avez pas beaucoup fêté ce deuxième titre de votre carrière sur le court mais on imagine qu'il y a pas mal d'émotions qui sont venues ?
Je ne suis pas quelqu'un d'hyper démonstratif non plus mais c'était un gros soulagement. C'est un joueur (Laslo Djere) contre qui je suis censé gagner sur cette surface et remporter un titre comme ça, c'est toujours hyper important (victoire 7-6 [1], 6-4). Aujourd'hui (samedi), c'était un match assez stressant mais j'ai réussi à faire la différence à la fin du premier set. Gagner le titre ici, c'est assez inattendu mais c'est une super news.

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Assez inattendu, c'est-à-dire ? Par rapport à votre forme du moment ?
Inattendu parce que je n'en ai pas gagné 40 donc forcément, ce n'est pas quelque chose que je fais tous les jours. Je m'étais quand même bien entraîné, j'avais fait de bons tournois cet été mais à chaque fois, au moment de finir les matches, ça ne tournait pas en ma faveur. Réussir à faire la différence pour une fois ça fait du bien dans la tête. J'ai eu un premier tour très dur où j'ai sauvé des balles de match (7-6, 6-7, 7-6 contre l'Australien Christopher O'Connell). Je savais que pour remporter le tournoi, il fallait jouer tous les jours donc le commencer par un match de plus de 3h30, ce n'était pas facile. Je ne m'attendais pas à récupérer aussi bien physiquement.

Sauver des balles de match, ça permet d'être plus relâché pour la suite du tournoi ?
Je n'avais pas beaucoup d'ambitions en arrivant ici, ce n'est pas forcément un tournoi où je prends énormément de plaisir à jouer. Pendant ce premier tour, je jouais un peu en n'en ayant pas grand-chose à faire du match, en me disant que si je perdais, au moins, je serais vite à New York (pour l'US Open). Je n'avais pas trop de stress et puis au fur et à mesure des tours, on se rapproche du titre, de pas mal de points ATP, le stress commence à monter et finalement, c'est une bonne surprise à la fin.

Adrian Mannarino

« Il fallait vraiment le garder sous pression et continuer à mettre du rythme »

Vous manquez un peu l'entame du match en cédant rapidement votre service, c'était compliqué de rebondir derrière ?
C'était un match avec beaucoup d'enjeux donc ce n'était pas forcément facile de bien rentrer dedans. J'étais un peu stressé et j'ai joué vendredi soir dans des conditions totalement différentes, la nuit avec une température très basse où c'était facile de sentir la balle. Là il faisait très chaud, la balle volait beaucoup. Donc au début du match, c'est normal de ne pas jouer mon meilleur tennis mais le fait de me dire que j'ai les jambes pour tenir longtemps, ça me rassurait un peu. Je savais que ça allait être une bagarre et que j'allais avoir la chance de revenir à un moment donné, ce qui s'est passé à la fin du premier set.

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Vous avez senti qu'il commençait à fatiguer sur le plan physique ?
Il a pris un petit coup derrière la tête au moment où je le breake. Après, s'il avait senti que je me tendais un peu, ça lui aurait redonné de l'énergie. Il fallait vraiment le garder sous pression et continuer à mettre du rythme. C'est sûr que c'est rassurant de mon côté de le voir un peu émoussé parce que je sais que même si je ne finis pas tout de suite à la fin du deuxième set, j'allais être favori dans le troisième parce que j'étais mieux physiquement. »