Adrien Fourmaux en reconquête en WRC2

Fourmaux sera l'un des favoris pour le titre en WRC2. (N. Katikis/Dppi via AFP)

Après une année 2022 très difficile en WRC, Adrien Fourmaux pilotera toujours avec M-Sport cette année, mais en WRC2, et lancera sa saison dès jeudi au Monte-Carlo. En espérant retrouver l'échelon supérieur le plus rapidement possible.

Dans le parc fermé installé sur le port de Monaco, Adrien Fourmaux est toujours dans la zone de l'équipe M-Sport. Mais il n'a pas pour plus proches voisins les titulaires en WRC Ott Tänak et Pierre-Louis Loubet, il partage la partie dédiée au WRC2 avec un nouveau venu, le Luxembourgeois Grégoire Munster.

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Il y a un an, l'ancien étudiant en médecine lançait sa saison ici même, dans la peau d'un pilote de Rally1, au volant de la nouvelle Puma Hybrid de l'équipe britannique, une voiture dont il avait largement participé au développement. Mais son rallye s'arrêtait dès la troisième spéciale après un très spectaculaire accident. La première d'une longue série de désillusions au cours d'une saison cauchemar pour le Nordiste, avec quatre sorties de route et trois tops 10 seulement, pour une 16e place finale au Championnat.

Un succès au Jännerrallye en amuse-boucheAssez logiquement, Fourmaux, toujours accompagné par son copilote Alexandre Coria, n'a pas été reconduit par M-Sport en Première Division, il est donc redescendu d'un cran. Un déclassement qu'il a pris avec philosophie, et ambition, car son souhait est évidemment de remonter le plus rapidement possible en WRC. « Je veux profiter de mon temps en WRC2, c'est un grand défi qui m'attend. Nous sommes toujours en Championnat du monde et nous devons saisir cette opportunité », a-t-il assuré.

Pour se préparer au Monte-Carlo et reprendre un peu ses habitudes dans une Rally2, Fourmaux a disputé début janvier le Jännerrallye en Autriche. Une bonne mise en bouche pour le Nordiste sur des routes humides et souvent boueuses, puisqu'il s'est imposé devant le double champion d'Autriche, Simon Wagner. « Pour Alex et moi, il était important de reprendre nos marques avec la Fiesta Rally2, que je n'avais pas pilotée depuis le mois de juin dernier, déclarait-il après sa victoire. Elle a moins de puissance et des appuis aéros réduits par rapport à la Rally1, le pilotage est donc bien différent de la Puma. »

Des sensations qu'il a confirmées avant le Monte-Carlo, évoquant un gabarit moins important, moins d'accélération et de vitesse qu'une Rally1, ce qui peut être trompeur car la Fiesta est tout de même très rapide en courbe. Bref, Fourmaux estime qu'il lui faudra quelques rallyes pour exploiter tout le potentiel de sa monture.

Sauf que dans un Championnat où les pilotes choisissent sept rallyes sur les 13 de la saison pour marquer des points et où seuls leurs six meilleurs résultats sont retenus, le Français devra vite trouver son rythme. D'autant plus que la concurrence s'annonce féroce en WRC2 cette année, avec les deux Français sur Citroën C3 Yohan Rossel et Stéphane Lefebvre, ce dernier n'étant néanmoins pas assuré de faire la saison entière, et une armada de Skoda Fabia, pour le tenant du titre Emil Lindholm, Marco Bulacia, Nikolay Gryazin ou les deux anciens pensionnaires du WRC, Oliver Solberg et Gus Greensmith.

« Le Championnat sera de très haut niveau et nous pouvons nous attendre à beaucoup de batailles, a d'ailleurs résumé Fourmaux à Monaco. C'est difficile de passer du WRC2 au WRC, donc j'espère retrouver le rythme rapidement. Les gars ne nous attendront pas... Mais la Fiesta est une voiture agréable à piloter et je suis sûr que je vais l'apprécier. » Il le faudra si le Français ne veut pas s'éterniser dans une catégorie dont il est parfois difficile de s'extraire. Le champion en titre Lindholm n'a pas sa chance cette année à l'étage supérieur et Andreas Mikkelsen, vainqueur de trois rallyes dans la catégorie reine, tombé en WRC2 en 2021, n'a toujours pas réussi à remonter. Il n'a même pas encore trouvé de volant pour cette saison...