Affaire Laporte-Altrad : la Ligue nationale de rugby se constitue partie civile

Mohed Altrad et Bernard Laporte avant la dernière finale de Top 14. (A. Mounic/L'Équipe)

La LNR, institution qui régente le rugby professionnel français, a décidé de se constituer partie civile lors du procès dit de l'affaire Laporte-Altrad qui débutera mercredi 7 septembre.

La Ligue Nationale de Rugby a, elle aussi, choisi de se constituer partie civile dans le cadre du renvoi devant le Tribunal correctionnel de Paris du président de la FFR Bernard Laporte, de son vice-président Serge Simon, de son partenaire maillot Mohed Altrad, de Claude Atcher, directeur général du Groupement d'intérêt Public France 2023, lequel a été mis à pied à titre conservatoire de ses fonctions lundi, ainsi que de Benoît Rover, associé d'Atcher depuis une vingtaine d'années.

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Les audiences se tiendront devant la 32e chambre du Tribunal correctionnel de Paris du 7 au 22 septembre. Cette constitution de partie civile permet notamment aux avocats de la LNR d'avoir accès au dossier de l'instruction et de réclamer réparation dans le cas où elle estimerait avoir subi un préjudice.

La FFR avait également choisi de se porter partie civile

Au mois de juin dernier, le comité directeur de la FFR avait également fait ce choix alors que ses plus hauts représentants sont eux-mêmes accusés par le Parquet national financier qui a dirigé l'enquête depuis cinq ans.

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Pour mémoire, Bernard Laporte (président de la FFR) est renvoyé pour des faits de prise illégale d'intérêts, trafic d'influence passif par un agent public, corruption passive par un agent public, recel d'abus de biens sociaux (contrat encaissé mais non exécuté avec AIA, le groupe Altrad), abus de confiance (prestations Score XV), abus de biens sociaux (envers BL Communication) ;

Mohed Altrad (propriétaire et président du MHR, sponsor maillot du XV de France) pour trafic d'influence actif, corruption active, abus de biens sociaux ; Serge Simon (vice-président de la FFR) pour prise illégale d'intérêts ;

Claude Atcher (ancien dirigeant de Score XV, directeur général du GIP 2023 actuellement mis à pied à titre conservatoire) pour recel d'abus de confiance commis par Bernard Laporte au préjudice de la FFR, abus de biens sociaux dans la gestion de la société Score XV au profit exclusif de Claude Atcher, travail dissimulé par dissimulation d'activité (défaut de déclarations fiscales et sociales) depuis 2016.

Concernant le volet Score XV, l'Urssaf a déposé plainte et sera donc, elle aussi, partie civile au procès.