Les affiches du premier tour de la Coupe du monde à ne pas manquer

L'Allemagne et l'Espagne s'affrontent dès les phases de poule. (M.Richard / F. Faugere/L'Equipe)

Des oppositions inédites, d'autres au goût de revanche et un choc entre anciens vainqueurs, le premier tour de la Coupe du monde regorge d'affiches à ne pas manquer.

Qatar - Équateur : l'ouverture des festivités (20 novembre, 17 heures)L'affiche a beau ne pas être la plus séduisante sur le papier, un match d'ouverture de Coupe du monde reste immanquable. Pour son show d'avant-match d'abord, qui devrait être assuré par Jungkook, du groupe sud-coréen BTS. Pour l'ambiance dans le stade ensuite, qui pourrait être un bon indicateur de l'engouement local pour la compétition. Et enfin, ce sera surtout l'occasion de voir à l'oeuvre les joueurs du Qatar face à des adversaires d'un calibre international, eux qui restent sur quatre victoires de rang face à des nations mineures (Albanie, Panama, Honduras, Guatemala).

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France - Danemark : le choc pour les Bleus (26 novembre, 17 heures)Lucas Hernandez et l'équipe de France ont beau s'attendre à un premier match « compliqué » face à l'Australie (22 novembre, 20 heures), le choc du groupe D reste la rencontre les opposant au Danemark. Demi-finalistes du dernier Euro, les coéquipiers de Christian Eriksen ont facilement disposé des Bleus en Ligue des nations (2-1, 2-0) et font figure de solides prétendants à la tête du groupe. En 2018, les deux équipes s'étaient déjà rencontrées en phase de poules, cette fois lors de la dernière journée. Toutes deux déjà qualifiées, elles avaient joué avec le frein, accouchant du seul 0-0 de la compétition.

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Espagne - Allemagne : duel de champions (27 novembre, 20 heures)C'est la grosse affiche du premier tour, la seule qui oppose deux anciens champions du monde. D'un côté, l'Allemagne et ses quatre étoiles (1954, 1974, 1990 et 2014), éliminée en phase de poules en 2018 après une défaite face à la Corée du Sud qui a ébranlé la sélection. De l'autre, l'Espagne, vainqueur en 2010, demi-finaliste du dernier Euro et éliminée face à la Russie en 8e en 2018 dans un match qu'elle a dominé outre mesure. Les deux nations ont beaucoup à se faire pardonner et voudront absolument finir premières de leur groupe pour éviter la Belgique dès les 8e, qui apparaît comme la favorite du groupe F.

Portugal - Uruguay : la revanche de 2018 (28 novembre, 20 heures)Le Portugal retrouve son bourreau de 2018 dès les phases de poule. Éliminés par l'Uruguay et un doublé d'Edinson Cavani en 8e de finale en Russie (2-1), les coéquipiers de Cristiano Ronaldo auront un goût de revanche face à une Céleste vieillissante. Prétendants au titre final avec un effectif très dense sur tous les postes, les Portugais auraient tout intérêt à s'imposer et finir en tête du groupe H. Le second affrontera en effet le premier du groupe G, place à laquelle semble promis le Brésil qui fait figure de favori et apparaît comme l'épouvantail à éviter en 8e.

Iran - USA : la diplomatie s'invite au Qatar (29 novembre, 20 heures)Entre l'Iran et les États-Unis, la rivalité dépasse le sport. Depuis 1980, les relations diplomatiques entre les deux pays sont rompues et un embargo est toujours en vigueur contre Téhéran. Le sport reste l'un des seuls terrains où le dialogue n'est pas rompu. En 1998, les deux nations s'étaient déjà affrontées à Lyon. Les Iraniens s'étaient imposés (2-1) mais c'est surtout l'avant-match qui était entré dans la postérité, puisqu'ils avaient offert aux Américains des fleurs blanches. Un épisode qu'a relativisé Gregg Berhalter, l'actuel sélectionneur des USA. « C'est du passé, a-t-il tempéré après le tirage au sort. Les fleurs, c'était un beau geste mais tout le monde est passé à autre chose. C'est un simple match de Coupe de monde. »

Angleterre - Pays de Galles : une opposition 100 % britannique (29 novembre, 20 heures)Pour sa deuxième participation au Mondial, la première depuis 70 ans, le Pays de Galles affrontera son voisin anglais. En 8 rencontres, les Gallois ne se sont jamais imposés face à leur rival et ne partent pas non plus favoris au Qatar. Mais la rivalité pourrait transcender les coéquipiers de Gareth Bale, lui qui arguait que les Gallois sont « plus fiers de porter le maillot que les Anglais ». Alors que 9 des 26 Gallois sélectionnés sont nés en Angleterre, le contraste entre le Pays de Galles, historiquement plus pauvre, qui dénonce un complexe de supériorité chez les Anglais, devrait se faire ressentir en tribunes. Les deux nations font en effet partie de celles qui ont envoyé le plus de supporters au Qatar.

Croatie - Belgique : le podium malheureux de 2018 (1er décembre, 16 heures)Le vice-champion du monde face au troisième de la dernière édition. L'affiche a de quoi faire rêver et le destin du groupe F pourrait se jouer lors de la dernière journée. Dans une poule relevée (Maroc et Canada), les deux cadors du football européen n'auront pas le droit au faux pas sous peine de jouer leur survie dans une « finale ». Éliminées par la France en 2018, les deux nations arrivent dans une période de transition. Leurs générations dorées jouent probablement leur dernière compétition majeure et, par extension, leur dernière carte pour accrocher un titre mondial. Ce choc aura donc des airs de dernière danse pour deux prétendants au titre final.

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Uruguay - Ghana : le souvenir de 2010 (2 décembre, 16 heures)C'était l'une des images marquantes de la Coupe du monde sud-africaine. Au bout de la prolongation, Luis Suarez repoussait de la main une tête de Dominic Adiyiah sur sa ligne et privait le Ghana d'une demi-finale, la première pour une équipe africaine. Expulsé, en larmes, le buteur voyait le penalty d'Asamoah Gyan se heurter à la barre transversale et son équipe se qualifier aux tirs au but (1-1, 4-2 t.a.b). Un souvenir qui, 12 ans plus tard, hante encore les Ghanéens. « Aucun joueur africain n'aurait fait ça », peste John Pantsil, joueur de l'époque. « C'est très difficile à oublier, poursuit le capitaine et ancien rennais John Mensah. À chaque fois que je vois les images, c'est très douloureux. »