Ajax-OL - Les notes : Merci Bruno !

Enfin ! Après des huitièmes et des quarts placés sous le signe du miracle, l’escroquerie a enfin pris fin. A Amsterdam, les Lyonnais, privés de Lacazette et de leur incroyable réussite en Europe, se sont totalement écroulés. Un naufrage annoncé depuis des mois, mais qui aura pris son temps pour enfin s’abattre avec une force incroyable sur l’OL.

Ca y est, l’escroquerie a pris fin. Déjà mis à mal en championnat et en coupe, l’enfumage Genesio est enfin arrivé à son terme en Coupe d’Europe. A force de bafouer le football, la foudre divine a fini par s’abattre sur le technicien lyonnais. Des mois de double-pivot défensif, de Maxwel Cornet titulaire, de charnière défensive aux airs de chaise musicale et de joueurs bannis sans réelle raison pendant que d’autres semblent intouchables. Ca y est, le masque est tombé, et l’OL en a subi les terribles conséquences.


Mercredi soir à Amsterdam, tous les supporters lyonnais ont immensément souffert en voyant leur équipe begayer pendant 90 longues minutes. Mais quelque part, peut-être y avait-il un peu de soulagement à voir cette mascarade footballistique être exposée au grand jour, après tant de mois passés à se frapper la tête contre les murs à chaque match.  Voilà presque un an que Lyon joue atrocement mal, un an que les choix dénués de toute logique s’enchainent impunément. Entre victoires à l’arrache et défaites hautement méritées, l’OL ne tenait encore que par l’espoir illusoire de remporter l’Europa League, sorte d’ultime pied de nez à une saison cauchemar. Raté. 4-1, l’Ajax a un pied et demi en finale, et Bruno Genesio – espérons-le – un pied et demi loin du Parc OL. La seule satisfaction du match.


LES NOTES

Lopes (7) : Eh oui ! Quatre buts encaissés pour Anthony Lopes et pourtant, 7 ! Et vous savez pourquoi ? Parce qu’Anthony Lopes a sorti 5 ou 6 arrêts de grande classe malgré tout. Sans lui, l’OL en aurait probablement pris 6 ou 7. Un très bon résumé de la soirée.


Jallet (2) : Vite, du Dolirhume pour Christophe Jallet. Préféré à Rafael, l’ancien Parisien a une nouvelle fois été totalement à la rue et complètement passif face à Ziyech. La jeune pépite marocaine de l’Ajax s’est amusé avec le Divin Chauve pendant quasiment toute la rencontre. Un calvaire. Remplacé par Rafael à 20 minutes du terme. 70 minutes trop tard, donc.

Diakhaby (2) : Mouctar Diakhaby n’a une nouvelle fois pas sauvé son match en marquant un but. Pour le reste, du classique au vu des 4-5 derniers matches du Grand Mouctar : du n’importe quoi à la relance, du moins bien dans les duels et des sautes de concentration qui coûtent des buts. Une pensée pour Emanuel Mammana.

Nkoulou (2) : Encore une titularisation pour Nicolas Nkoulou ! L’ancien Marseillais a visiblement hérite du totem d’immunité après ses 45 minutes correctes à Bastia (qui n’ont pas compté, du coup). On essaye toujours de comprendre comment. A contretemps quand il joue le hors-jeu, le Camerounais n’a pas non plus pesé dans la relance ou dans les duels. Une pensée pour Emanuel Mammana.


Morel (3) : Jérémy Morel a peut-être été le meilleur défenseur lyonnais ce soir. Et pourtant il a été inexistant offensivement et souvent en retard derrière où Bertrand Traoré lui a fait avaler la trompette. Si Jérémy Morel est notre seul espoir en défense, on n’est pas sorti de l’auberge.

Gonalons (1) : Si vous voulez une analyse complète, veuillez consulter les 5 ou 6 papiers précédents. Pour ce match contre l’Ajax, on ne retiendra qu’une seule action qui résume le match de Maxime Gonalons. Sur une passe en profondeur, le capitaine lyonnais s’arrête, lève la main et laisse son adversaire filer sur la gauche de la surface avec le ballon. Centre, but, 4-1. Voilà voilà.


Tousart (2) : Même chose que pour Gonalons, rien de nouveau à l’horizon pour Lucas Tousart. Seul en sentinelle, le Nordiste est une sorte de Gennaro Gattuso. Quand il est accompagné de Maxime Gonalons, il se transforme inéxorablement en Alou Diarra version Charlton. Remplacé par Rachid Ghezzal à l’heure de jeu, qui est passé tout proche d’une passe décisive. Malheureusement, les dieux du football avaient décidé de ne pas faire de miracle ce soir.

Tolisso (3) : Positionné dans un rôle de meneur de jeu qui le bride comme jamais, Corentin Tolisso n’a jamais pu peser sur le match. Obligé de redescendre très bas pour tenter comme il pouvait de sauver un peu la relance lyonnaise, le numéro 8 des Gones n’a pas pu relever le niveau. Dommage.

Cornet (1) : Il est à peu près certain qu’un licenciement pour faute grave motivé par des titularisations en serie de Maxwel Cornet serait pleinement validé par un tribunal. Remplacé par Alexandre Lacazette à un quart d’heure du terme, qui n’a pas pu faire de miracle au vu de l’état de délabrement du collectif lyonnais ce soir.


Valbuena (5) : Comme souvent quand l’OL sombre, c’est Mathieu Valbuena qui sauve les meubles. Toujours en mouvement, devant comme derrière, Petit Velo’v a inscrit un petit but qui sauve l’honneur d’une belle frappe. Dommage qu’il ait été le seul joueur de champ lyonnais à respecter le football ce soir.

Fékir (3) : Seul au monde, Nabil Fékir n’a pas pu faire grand chose. Le numéro 18 de l’OL n’a pas les qualités d’Alexandre Lacazette pour jouer en pivot, et a donc été terriblement impuissant au sein du collectif rouillé de l’OL. Nabil Fékir n’est pas passé loin du but, que ce soit sur un exploit individuel ou sur cette énorme occasion manquée à 1-3. Ce soir, la réussite n’était pas du côté de l’OL. Et le retour à la réalité a été violent.


Charly M. 

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