Al-Attiyah : "Le règlement est beaucoup trop favorable aux buggys"

Basile Davoine
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à la veille d'une étape qui s'annonce cruciale dans les dunes. En dépit d'un espoir qu'il compte entretenir jusqu'au bout, Al-Attiyah s'estime désavantagé par sa machine face aux buggys Mini de l'équipe X-raid, mettant en avant le nombre de crevaisons subies par son équipe par rapport à la structure concurrente.

"Je suis un peu frustré", reconnaît Al-Attiyah auprès de Motorsport.com. "Ce n'est pas une bagarre entre Stéphane et moi. Je n'ai aucun problème à relever le défi du pilote, nous avons prouvé avec Stéphane et son coéquipier Carlos [Sainz] que nous étions toujours là. Pour moi, c'est une bataille perdue entre les autos à quatre roues motrices et les buggys. Le règlement est beaucoup trop favorable aux buggys. Ma vitesse et l'excellent travail fourni par Matthieu [Baumel], mon copilote, ne suffisent pas à réduire l'écart."

"Les erreurs de navigation, mais aussi les crevaisons, ont décidé de la course. Entre le début du rallye et aujourd'hui, notre équipe a subi 60 crevaisons contre 14 pour Mini X-raid. Cette donnée parle d'elle-même. Les buggys ont de plus gros pneus donc ils passent mieux sur les pierres, tandis que pour nous, c'est un cauchemar. Aujourd'hui c'était un terrain plus sablonneux donc nous pouvions attaquer, mais quand il y a des pierres c'est un cauchemar pour nous. Aujourd'hui, nous ne voulions pas non plus prendre de risques inutiles afin d'éviter de perdre davantage de temps."

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Malgré un terrain moins exigeant ce mercredi, les crevaisons n'ont pas totalement épargné le clan Toyota, qui a pourtant signé le doublé grâce à la deuxième victoire d'étape de Yazeed Al-Rajhi sur ce Dakar. Le Saoudien s'est imposé au prix d'une grosse prise de risque puisqu'il a littéralement terminé sur trois roues !

"On a bien roulé et Dirk [von Zitzewitz, son copilote] a fait un super boulot aussi", confie Al-Rajhi. "Mais à 30 km de l’arrivée, on a eu une crevaison. On a décidé de continuer en se disant qu’il ne restait plus beaucoup de distance, puis le pneu a été complètement déchiqueté mais on a terminé comme ça. C’était risqué, mais on voulait gagner. On s’est dit que si on s’arrêtait, on allait perdre 1'20, et si on ralentissait juste un peu, on ne perdrait peut-être que 45 secondes."

Propos recueillis par Maria Guidotti