Alain Schmitt relaxé en appel par la cour d'appel de Paris

Margaux Pinot et Alain Schmitt. (DR)

La cour d'appel de Paris a confirmé ce vendredi la relaxe d'Alain Schmitt, l'ancien entraîneur de Margaux Pinot qui accusait ce dernier de « violences conjugales ».

« Je suis soulagé et je pense que je peux voir l'avenir un peu plus sereinement. » Alain Schmitt a poussé un grand ouf de soulagement ce vendredi, au sortir la petite salle d'audience de la Cour d'appel de Paris, la « 2-5 ». Quelques secondes plus tôt, la présidente Anne Gailly avait confirmé en ces termes le jugement prononcé en première instance : « La Cour confirme le jugement dont appel en ses dispositions pénales. » Jugé en novembre en comparution immédiate pour violences « sur conjoint avec circonstances aggravantes » et « en état d'ivresse manifeste » sur son ancienne compagne Margaux Pinot, il avait été relaxé par les juges du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Margaux Pinot (28 ans) n'avait pas interjeté appel. Le parquet de Bobigny l'avait formulé au lendemain de la relaxe.

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Dans la nuit du 28 novembre, vers 2 heures du matin, les policiers avaient été appelés « pour des violences conjugales » dans le huis clos de l'appartement de Margaux Pinot au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis). Ils avaient interpellé Alain Schmitt devant l'immeuble, alors qu'il attendait un VTC et devait prendre un avion quelques heures plus tard pour Israël, où il était prévu qu'il prenne en charge la sélection nationale féminine. Pendant toute la procédure, l'ancien judoka, médaillé de bronze mondial en 2013 (-81 kg), n'a jamais modifié sa version des faits.

Schmitt est revenu de Bulgarie pour entendre le délibéré

Il a toujours évoqué une bagarre, pendant laquelle les deux anciens amants se sont cognés contre les murs. « Je ne lui ai pas mis de coup de poing ou de coup de boule. Ces traces, ce sont les endroits où on s'est cognés. Et s'il y en a partout, c'est qu'on s'est cognés pas mal », avait-il expliqué devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Bobigny. Margaux Pinot affirmait avoir reçu de nombreux coups de poing au visage.

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« Contrairement à madame Pinot, mon client a toujours eu la même défense, il n'a jamais dit de choses contradictoires, il a toujours été le même dans sa version et les juges ont compris qu'il n'y avait pas de doute possible dans cette histoire du côté de M. Schmitt, a d'ailleurs rappelé Me Wassermann, une de ces deux avocates. Au contraire de madame Pinot, où il y a eu un certain nombre de contradictions et de mensonges. Il est relaxé, c'est normal. C'est une décision sage, qui s'imposait. La justice a parlé une fois, elle a parlé deux fois. Les choses sont claires. »

Alain Schmitt

« J'attends ça depuis des mois. J'ai vécu beaucoup de moments très durs. J'ai clamé mon innocence depuis le début et aujourd'hui je suis relaxé »

Ce vendredi, Alain Schmitt était revenu de Bulgarie, où il entraîne désormais les sélections masculines et féminines, pour entendre le délibéré. L'avocat de Margaux Pinot, Me Rachid Madid, était présent. Chemise verte aux manches retroussées, petit sac à dos, il a attendu fébrilement la décision de la présidente, habituée à juger des affaires de violences conjugales. Il est sorti, souriant et un peu tremblant, entouré de ses deux avocats, Me Malik Behloul et Me Wassermann, donc.

« Je suis très content que justice ait été rendu, a-t-il dit. J'attends ça depuis des mois. J'ai vécu beaucoup de moments très durs. J'ai clamé mon innocence depuis le début et aujourd'hui je suis relaxé. Je suis content que les magistrats aient fait preuve de bon sens et je suis très content de cette décision. Énormément de gens se sont trompés, d'autres se sont acharnés sur moi, j'ai été traité de pervers narcissique, de pleins de choses. Ça fait partie des choses qui sont dures à encaisser car je pense être plutôt équilibré. » Ce qu'il espère, maintenant, « c'est de pouvoir vivre normalement ».

Me Behloul a tenu à rappeler que son client était « présumé innocent depuis le début de la procédure judiciaire ». Il a poursuivi : « Son innocence a enfin été réaffirmée. Il a été relaxé une première fois. Malgré cela, on lui est tombé dessus. Il est à nouveau relaxé aujourd'hui, dans des termes extrêmement clairs, extrêmement précis. Il n'y a pas eu de référence au bénéfice du doute. C'est une confirmation du jugement. » Alain Schmitt a prévu de prendre quelques jours avant de se présenter devant la presse pour clore définitivement ce chapitre de sa vie.

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