Albanie-France 0-2, contrat rempli pour les Bleus

Qualifiée depuis jeudi dernier pour la phase finale de l’Euro, l’Equipe de France avait encore une dernière mission à accomplir ce jeudi. Dans le tout neuf « Air Albanie Stadium », les Tricolores se devaient d’assurer le plein de ponts pour préserver le fauteuil de leader et se donner plus de chances d’être tête de série lors du tirage de la phase finale. Et c’est ce qu’ils ont fait en prenant logiquement le dessus sur leurs hôtes. Ils l’ont emporté 2-0, mais auraient pu le faire beaucoup plus nettement s’ils avaient converti leurs opportunités durant la 2e période.

Le Griezmann des Bleus n'a rien à voir avec celui du Barça

Probablement touchés dans leur orgueil par les critiques concernant leur premier acte manqué contre la Moldavie (2-1), les Bleus ont cette fois-ci montré un bien meilleur visage à l’entame du match. Une entrée en matière positive et qui a vite porté ses fruits. A la 9e mintue, Corentin Tolisso signait son premier but en sélection en reprenant d’une jolie tête décroisée un coup franc d’Antoine Griezmann. Passeur décisif sur le coup, l’attaquant du Barça s’est ensuite transformé en buteur. A la demi-heure du jeu, le Bavarois s’est retrouvé au point de pénalty pour cueillir un centre à ras de terre de Léo Dubois.

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Giroud n’était pas en réussite

Dans un nouveau schéma tactique, un 3-4-1-2 presque révolutionnaire, l’Equipe de France a montré des choses intéressantes. La productivité de Griezmann dans le cœur du jeu, alors que Kylian Mbappé était forfait, émergeait comme la principale satisfaction de cette option tactique. Mais, cela n’a pas empêché les Bleus de s’endormir au fil des minutes et laisser l’Albanie sortir de son camp. Si on excepte une tête au-dessus du cadre de Clément Lenglet (40e), il n’y a plus eu d’occasions franches avant la pause.

Le début du second acte a aussi été poussif pour les Tricolores. Cependant, à défaut d’avoir une maitrise totale sur les débats, ces derniers ont su empiler les offensives et les tentatives vers les buts. Alors qu’il recherchait sa 40e réalisation sur la scène internationale, Olivier Giroud en a eues trois à exploiter à lui tout seul (52e, 64e et 72e). Mais, dans un mauvais soir, il n’en a converti aucune, trouvant notamment le poteau. Dans un autre contexte, on aurait assurément regretté ce déchet de sa part, mais cette fois il n’y aura pas lieu de lui en tenir rigueur.

Au final, et malgré une autre alerte à la 68e avec un tir de Léo Dubois sorti par Berisha, le score est resté inchangé. Les Bleus se sont imposés 2-0 et c’est ce qu’on attendait d’eux. Ils finissent devant la Turquie, qu’ils n’ont pourtant pas battue dans cette phase éliminatoire. À présent, ils peuvent se tourner vers le tournoi de l’été prochain. En se disant qu’ils s’y avancent dans de bonnes conditions, mais aussi qu’il y a du travail à faire encore pour espérer signer le « back-to-back » avec le Mondial.

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