Albanie-France - Le Griezmann des Bleus n’a rien à voir avec celui du Barça

Excellent face à l’Albanie ce dimanche, Griezmann a prouvé que son mauvais début de saison barcelonais n’était qu’une anomalie.
Excellent face à l’Albanie ce dimanche, Griezmann a prouvé que son mauvais début de saison barcelonais n’était qu’une anomalie.

Le retour du Roi Antoine Griezmann ? Souvent décevant depuis le début de saison avec le FC Barcelone, mais également avec l’équipe de France lors de ses dernières sorties, le meneur de jeu des Bleus a éclaboussé la rencontre face à l’Albanie (2-0) de toute sa classe ce dimanche. De quoi envoyer un message à son entraîneur au Barça, Ernesto Valverde.

À lire - Albanie-France (0-2) : contrat rempli pour les Bleus !

En Catalogne, ce dernier se contente souvent d’aligner Griezmann sur le côté gauche afin de laisser l’axe à Lionel Messi. Un choix presque logique dont Didier Deschamps n’a pas à s’embarrasser avec les Bleus. En sélection, le natif de Mâcon joue à son poste, en meneur de jeu hybride, et c’est bien là qu’il est le meilleur.

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

La barre des 30 buts atteinte !

Il suffisait de le voir courir derrière, devant, à droite puis à gauche pour offrir le premier but de la rencontre à Corentin Tolisso (8e) d’un coup franc millimétré. Lorsqu’il est aligné dans l’axe, Griezmann a également plus de facilité pour se projeter dans la surface adverse, et l’une de ces projections lui a justement permis de couper un centre de Léo Dubois pour faire le break (31e).

Une réalisation qui a d'ailleurs fait de lui le 8e joueur de l’histoire des Bleus à atteindre la barre des 30 buts en équipe de France. Et ce ne sont pas des manchots qui le précédent : Olivier Giroud, Zinédine Zidane, Just Fontaine, Jean-Pierre Papin, David Trezeguet, Michel Platini ou encore le meilleur scoreur de tous les temps avec la sélection française, Thierry Henry.

D’autant plus que le show Griezmann ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Et sa seconde période aurait pu être aussi bonne que la première au niveau des statistiques si Giroud avait fait preuve de davantage de sang-froid. Son compatriote du Barça lui a d’abord délivré un véritable caviar, mais l’attaquant de Chelsea a buté sur le portier adverse.

Le petit cadeau de Deschamps

Griezmann a bien évidemment encouragé son coéquipier, et l’action suivante était un parfait résumé de sa masterclass du soir. Suite à un corner des Bleus, l’Albanie a tenté de partir en contre mais "Grizou" n’a pas ménagé ses efforts pour récupérer le cuir. Une fois celui-ci dans les pieds, l’ancien de l’Atlético de Madrid a une nouvelle fois mis Giroud sur orbite, mais le buteur a trouvé le poteau…

Conscient que Griezmann se trouvait dans un excellent soir, Deschamps a choisi de ne pas le sortir. Et tant mieux, car la standing ovation des supporters français n’aurait pas eu la même saveur que le fait d’aller au bout de ces 90 minutes somptueuses. 90 minutes qui risquent de faire du bien au moral de l’homme providentiel des Bleus. 90 minutes qui prouvent à quel point son mauvais début de saison n’est qu’une anomalie.

À lire aussi