Aleix Espargaró convaincu que le podium était jouable à Portimão

Vincent Lalanne-Sicaud
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Aprilia pouvait-il décrocher son premier podium depuis 20 ans au Grand Prix du Portugal ? en est convaincu, lui qui n'a pourtant pris que la huitième position en course, à plus de dix secondes de Franco Morbidelli, troisième sous le drapeau à damier. Auteur du cinquième meilleur temps en course, le pilote espagnol a affiché un très bon rythme, grâce auquel il a pu gagner des positions tout au long de l'épreuve et obtenir son meilleur résultat de la saison, une semaine après une bonne neuvième place à Valence.

"Franchement, je suis satisfait de ma course", a déclaré l'aîné des frères Espargaró après l'arrivée. "Je suis très en colère de mes qualifs parce que je pense qu'on avait le rythme pour se battre pour le podium – je sais que ça parait énorme à dire, mais j'ai réussi assez facilement à me maintenir dans des petits 1'40 toute la course. Même dans les deux derniers tours, je voyais sur mon tableau de bord que je faisais mes meilleurs partiels et que j'étais même proche de passer sous les 1'40. C'est vraiment rapide !"

"J'ai fait beaucoup de dépassements pendant la course et ensuite, quand j'ai eu une seconde de retard sur ceux qui me devançaient, j'ai pu réduire ce retard en seulement deux tours et dépasser. J'ai beaucoup aimé piloter la moto [dimanche]. J'ai dit cette année que l'Aprilia RS-GP évoluait et que je me sentais fort, et je veux le prouver avec des courses comme celle-ci. Je suis donc satisfait, et dans le même temps je suis en colère parce que je m'attendais à faire toute la saison comme ça."

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Comment expliquer les bonnes performances de l'Aprilia sur le circuit de l'Algarve ? Aleix Espargaró estime que la piste joue sur les forces de sa machine en courbe tout en évitant de mettre l'accent sur ses faiblesses en ligne droite. "Il y a beaucoup de longs virages où [la moto] tourne bien. Et puis la stabilité de l'avant est très importante ici car il y a beaucoup de côtes et de descentes. Ce sont les points clés de la moto et il n'y a pas du tout d'accélération, on ne va à plein gaz nulle part."

Une opinion partagée par son patron chez Aprilia, Massimo Rivola : "Je pense qu'il s’agit d'un type de circuit sur lequel on peut tourner sans avoir à complètement stopper la moto et à accélérer en partant de zéro, en quelque sorte dans le style de Philip Island même si la piste est assez différente", a précisé l'administrateur délégué d'Aprilia Racing au site officiel du MotoGP. "Mais c'est la caractéristique de la moto, qui tourne plutôt bien en considérant qu'il s'agit d'un V4 et non d'un quatre cylindres en ligne."

Avec Léna Buffa

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