Alex Portal et Laurent Chardard sacrés aux Mondiaux de Funchal

Alex Portal lors des Championnats de France 2021. (Sy. Thomas/L'Équipe)

Au dernier jour des Mondiaux de para-natation disputés à Funchal (Madère), Alex Portal sur 200 m 4 nages (catégorie S13) et Laurent Chardard sur 50 m papillon (S6) ont été sacrés champions du monde. La France totalise 12 médailles.

Il avait prévenu : en l'absence de l'épouvantail biélorusse Igor Boki, qui domine la catégorie des malvoyants, Alex Portal voulait décrocher un titre mondial à Funchal (Madère). Le jeune homme de 20 ans, né avec un albinisme oculaire, a dû persévérer, attendre la dernière journée pour, enfin toucher de l'or. Sur 200 m 4 nages, après deux médailles d'argent (100 m papillon et 400 m) et une de bronze (100 m). Il avait enfin surclassé l'Ukrainien Garachenko, qui l'avait privé d'or sur le 100 pap et le 400 m.

Mieux, samedi, un autre Français a enjolivé le bilan global de douze médailles avec le titre assorti d'un record d'Europe pour Laurent Chardard (S6) sur 50 m papillon. Le Réunionnais de 26 ans, qui a perdu un bras et une jambe dans une attaque de requin alors qu'il faisait du bodyboard, avait déjà goûté au podium à Funchal (2e du 100m).

Des jalons posés dans la perspective de Paris 2024

Même s'il n'y a pas le même clinquant, on saluera aussi les quatre médailles d'argent d'Ugo Didier (20 ans) né avec des pieds bots et une atrophie des membres inférieurs (100 m, 400 m, 100 m dos et 200 m 4 nages) mais aussi l'argent d'Anaëlle Roulet (100 m dos, S10) et le bronze de Solène Sache (100 m brasse, SB4). Et si la France ne figure qu'au 18e rang des nations, à des années-lumière de l'Italie, qui domine le classement avec 64 médailles dont 27 d'or, elle a posé quelques jalons dans la perspective des Jeux Paralympiques de Paris en 2024.

Sami El Gueddari, directeur sportif de la para-natation française

« Ces deux médailles vont être fondatrices pour cette équipe de France qui prouve et se prouve qu'elle peut gagner et ambitionner gagner »

Sami El Gueddari, le directeur sportif de la discipline, en atteste : « C'est un tournant pour cette équipe. Elle était souvent très bien placée, bien présente mais elle avait du mal à concrétiser les belles performances réalisées sur la touche finale. Gagner l'or, ça s'apprend, ça se cultive. Ces deux médailles vont être fondatrices pour cette équipe de France qui prouve et se prouve qu'elle peut gagner et ambitionner gagner. C'est encourageant pour la suite et en progrès puisque nous en avions fait cinq médailles à Mexico en 2017 et neuf à Londres en 2019. »

« Cinq nageurs, sur onze présents (Florent Marais, qualifié, a dû déclarer forfait sur blessure) ont décroché une médaille, c'est un bon ratio, relève El Gueddari. Mais la vraie satisfaction réside dans le niveau des performances réalisées. Alex (Portal), Ugo (Didier), Laurent (Chardard), Solène (Sache), Léane (Morceau)... Enfin, tous les nageurs ont réalisé a minima leur meilleure performance sur leur spécialité. Je pense notamment à Ugo qui nage sous le record du monde vendredi sur 100 m dos (1'0''42), même si l'Italien Barlaam a aussi établi un nouveau record du monde (59''72). »

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