Alexia Chartereau : « On va voir si on est une vraie équipe ou pas »

Alexia Chartereau et les Bleues débutent le Mondial jeudi contre l'Australie. (P. Lahalle/L'Équipe)

Vice-capitaine de l'équipe de France, Alexia Chartereau a été parmi les premières à apprendre le forfait de Marine Johannès pour la Coupe du monde. Elle veut croire que les Bleues sauront surmonter cette nouvelle épreuve.

« Au lieu de parler de la compétition à venir, il faut encaisser le forfait de Marine Johannès. Comment le groupe l'a-t-il vécu ?
On peut toujours parler de compétition, c'est dans deux jours ! Le fait que Marine soit forfait nous pénalise mais on se l'est répété, personne n'est plus important que l'équipe. Évidemment que ça m'embête qu'elle soit blessée. Mais Migna (Touré) est là pour la remplacer et faire le taf. De toute façon, on n'a pas le choix.

Comment vous a-t-elle annoncé la nouvelle ?
Comme nous étions dans la même chambre, je l'ai su assez rapidement personnellement. Maintenant tout le monde le sait, les choses sont dites, il faut continuer à travailler.

C'est une épreuve de plus pour votre équipe...
On va découvrir la force de ce groupe. Le plus important, c'est de savoir comment on va se sortir de tout ça. On va voir si on est une vraie équipe ou pas. Quand tout est lisse et facile, ce n'est pas drôle (elle sourit). On travaille et on va rester concentrées.

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« Peu importe que ce soit Migna (Touré) ou Marine (Johannès), c'est l'équipe avant tout »

Le groupe doit aussi faire sentir à Migna Touré qu'elle n'est pas une rescapée de la sélection ?
Ce n'est pas anodin que nous soyons arrivées à 15 joueuses en Australie. C'est que les choix ont été durs à faire, on s'est toutes mises à fond dans le projet. Migna mérite de revenir. Sarah (Michel, la capitaine) et moi lui avons fait part de la confiance qu'on a en elle, de son rôle. Peu importe que ce soit elle ou Marine, c'est l'équipe avant tout. Et Marine est encore là avec nous et de bonne humeur, donc c'est cool.

Ce forfait va-t-il vous conférer une rage supplémentaire pour la compétition ?
On n'a pas le choix, on est obligé de jouer avec ça, la rage. Et d'ajouter d'autres choses, de l'intensité. Nous sommes dans une année de renouvellement, tout le monde nous le dit. Mais on a envie de montrer qu'on peut être là quand même. Nous sommes prêtes, on a hâte que ça commence. »

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