Aline Friess remporte deux médailles supplémentaires en Coupe du monde en Bulgarie

Aline Friess lors des Jeux Olympiques, en 2021. (F. Faugère/L'Équipe)

Au lendemain de ses deux victoires au saut et aux barres lors de la Coupe du monde à Varna (Bulgarie), Aline Friess (18 ans) a pris une médaille de bronze à la poutre et remporté le sol.

Quelle jolie moisson ! Et même si l'on émettra les réserves d'usage, en rappelant que la Coupe du monde à Varna (Bulgarie) figure dans le circuit « challenger » et n'attire donc pas tous les meilleurs, les performances intrinsèques d'Aline Friess méritent d'être saluées. À 18 ans, la protégée d'Eric et Monique Hagard à Saint-Étienne ne cessent de prouver sa fiabilité.

Une qualité essentielle pour asseoir la stabilité d'une équipe. Au lendemain de ses victoires au saut et aux barres asymétriques, alors qu'elle n'avait jamais goûté un tel podium, Aline Friess s'est adjugée deux nouvelles médailles avec le bronze à la poutre et l'or au sol.

Morgane Osyssek 4e au sol

Dommage, elle est la seule à s'être illustrée. Morgane Osyssek a ainsi fini 4e au sol, de même que Léo Saladino et Mathias Philippe. Au saut, Saladino s'est risquée pour la première fois depuis longtemps à une triple vrille, encore un peu juste dans la rotation et surtout escamotée à la réception (grand pas hors zone). À la barre fixe, Philippe obtient la même note que le médaillé de bronze du jour, mais sort du podium à cause de sa note d'exécution. S'il affichait 0,5 point de mieux sur la note de difficulté, il a commis quelques approximations dans les angulations, synonymes de pénalisations.

lire aussi

Toute l'actu de la gymnastique

Finalement, chez les garçons, on retiendra surtout la victoire de Benjamin Osberger, samedi, au sol. « Cela représente beaucoup de fierté, le fruit du travail de ces derniers temps, savourait le Munstérien du pôle d'Antibes. J'ai continué à croire que je pouvais faire quelque chose alors que sur toutes les autres Coupes du monde auxquelles j'avais participé, j'étais tombé au sol. J'ai un peu changé l'axe de mon travail, ça s'est vu sur la dernière diagonale, et c'est ce qui m'a fait être devant. » Et se focalisant davantage sur les réceptions, il en a pilé une parfaitement.

Benjamin Osberger.

« C'était très dur d'enchaîner après une première médaille en Coupe du monde, après une Marseillaise. C'est dur de faire abstraction de l'euphorie »

En revanche, à l'inverse d'Aline Friess, lui n'a pas réussi à multiplier les succès, puisqu'il a chuté juste avant la sortie des arçons (6e). « J'ai voulu aller trop vite, terminer le mouvement un peu trop tôt. C'est une erreur d'inattention, regrettait-il. C'était très dur d'enchaîner après une première médaille en Coupe du monde, après une Marseillaise. C'est dur de faire abstraction de l'euphorie. Mais cette erreur va me servir de leçon et d'expérience pour plus tard. »

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles