Alizé Cornet après sa défaite face à Danielle Collins à l'US Open : « Proche et loin à la fois »

Alizé Cornet à l'US Open. (G. Burke/USA Today Sports)

Alizé Cornet avait l'impression d'avoir réalisé un meilleur match que la dernière fois à l'Open d'Australie en janvier dernier, face à Danielle Collins. Mais une nouvelle fois la défaite a été au bout. La faute à une Américaine ultra-agressive et très en réussite.

« Danielle Collins a réussi 52 coups gagnants en deux sets, comment on résiste face à un tel ouragan ? C'est un rouleau compresseur, j'ai trouvé qu'elle avait encore mieux joué qu'en Australie (Collins avait battu Cornet à l'Open d'Australie) mais moi aussi donc du coup c'était un match un peu plus équilibré.

Je n'ai pas grand-chose à me reprocher. Je pense que j'ai été plutôt vaillante au combat. Sur les balles de set, elle passe les premières et va chercher le point à chaque fois. Je n'ai pas été loin de remporter le deuxième set Mais... sa qualité de balle est vraiment affolante. Franchement elle a été juste meilleure que moi aujourd'hui.

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Par rapport au match en Australie, comment vous êtes-vous ajustée ce soir ?
Je pense que j'étais un peu plus fraîche qu'en Australie. Ça m'a aidée à être un peu plus tonique sur les retours. J'ai passé beaucoup plus de premières. Je m'étais fait cartonner en retour en Australie et là j'ai tenu mon service quasiment tout le temps finalement.

Il n'y a eu qu'un seul break dans le match donc c'est un peu frustrant. Et après c'était vraiment être à l'affût de la moindre opportunité, de la moindre balle courte et essayer de créer du jeu quand je pouvais. Mais en fait, elle joue toute seule. Au deuxième set j'ai eu très peu de deuxième balle à retourner et sa seconde balle va à la même vitesse que ma première donc, forcement, ça déséquilibre les choses.

Est-ce que vous aviez bien récupéré de votre deuxième tour et dans quel état d'esprit êtes-vous rentrée sur le court pour cette night session face à une Américaine ?
Hier (vendredi), j'ai pris un jour off et ce soir j'étais bien, j'étais au taquet. Mais il fallait parce que sinon j'aurais pris une bonne fessée. J'avais peur d'être un peu impressionnée par le stade, la night session et en plus quand on joue contre une joueuse aussi agressive, on peut être acculée et pas très à l'aise mais en fait je me suis sentie plutôt bien dès le début.

Ça s'est joué à quelques détails mais elle les a très, très bien gérés, mieux que moi. Donc au final je suis proche et loin à la fois. C'est un peu bizarre comme sentiment. »