Alizé Cornet, battue en huitièmes de finale à Wimbledon : « J'ai laissé mes tripes sur le court »

Alizé Cornet a cédé en huitièmes de finale lundi à Wimbledon. (P. Lahalle/L'Équipe)

Battue en trois manches par Ajla Tomljanovic (4-6, 6-4, 6-3) ce lundi en huitièmes de finale à Wimbledon, Alizé Cornet était déçue, mais elle a aussi aimé livrer cette grande bataille, qui n'est peut-être pas sa dernière sur le gazon londonien.

« Ça a été une bataille incroyable face à Ajla Tomljanovic, on imagine que la déception est à la hauteur du match livré ?
Je suis déçue évidemment. J'avais le match en mains, à 6-4, 2-1, j'ai des balles de 3-1. Après, à 4-4, j'ai des balles pour mener 5-4 et j'ai mon service qui m'a un peu trahi à ce moment-là. C'était frustrant parce que je sentais que je pouvais avoir ce match en deux sets. J'aurais pu passer, c'est très frustrant. C'est comme ça. Mais j'ai aussi pris du plaisir à le jouer ce match. C'est une adversaire qui ne bronche pas, qui joue très bien. Même perdus, ce sont des matches pour lesquels je joue.

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Dans le troisième set, cela a semblé beaucoup plus difficile pour vous physiquement.
Déjà à partir du milieu du deuxième, j'étais un peu plus fatiguée. Mais bon, tout allait encore bien. Après, c'est vrai qu'au 3e set, j'ai commencé à cramper à 3-1. J'ai crampé du quadriceps. Pas trop fort, mais ça m'a empêchée un peu de pousser au service et en face, c'était du très costaud, donc je ne pouvais pas me permettre de baisser de 10 ou 20 %. Vers la fin du match, j'ai encore essayé de la pousser, mais elle a été très solide. J'ai eu aussi un énorme problème au smash aujourd'hui (lundi). J'ai dû vendanger cinq ou six smashes hyper importants ! Ce sont des petits détails comme ça qui font parfois la "diff". C'est dur parce que j'ai smashé toute la semaine en double sans en rater un.

« Je me dis que j'en ai encore sous le capot. Mais là, tout de suite, franchement, je n'y pense pas.

Si vous respectez votre feuille de route et une fin de carrière à Roland-Garros l'année prochaine, vous venez de disputer votre dernier Wimbledon. Y avez-vous songé ?
Je n'y avais même pas pensé. Si aujourd'hui ce devait être mon dernier match ici, franchement, j'ai tout donné. J'ai laissé mes tripes sur le court. Après, c'est sûr que ça me donne envie de revenir. Je sens que je peux vraiment bien jouer sur gazon. Ce n'était vraiment pas loin du quart de finale. Je me dis que j'en ai encore sous le capot. Mais là, tout de suite, franchement, je n'y pense pas. Je suis déçue que l'aventure s'arrête, même si ça a été une belle aventure, une belle semaine. Ça fait deux, trois fois que je perds pour aller en quarts en Grand Chelem, en ayant le match en mains. Heureusement que j'ai fait ce quart en Australie !

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Quand on vient de vivre cette semaine à Wimbledon, cela va-t-il être simple de repartir sur des tournois plus ordinaires ?
Toute ma carrière, je n'ai jamais eu de problème de motivation à jouer des 250, tout ça. Après, c'est vrai que cette année, je joue particulièrement bien en Grand Chelem. J'ai l'impression que ça me motive plus que les autres tournois. Du coup, je pense que je vais un petit peu adapter ma programmation pour ne pas trop me griller sur les petits tournois et pour essayer d'être efficace sur les gros, Toronto, Cincinnati, US Open. Je vais quand même casser mon record à l'US Open (63e Grand Chelem consécutif), j'ai envie de bien faire. Je vais essayer de faire une programmation intelligente. Après, mon problème, c'est que j'ai toujours envie de jouer ! J'irai presque à Lausanne la semaine prochaine, mais ce n'est clairement pas une bonne idée et j'ai aussi besoin d'un peu de vacances. Le tennis, j'ai eu ma dose pour au moins une petite dizaine de jours !

Avez-vous hésité à revenir sur le court pour disputer le double mixte une heure après votre défaite en simples lundi ?
Je suis sortie du court, je n'étais pas au mieux. Après, je me suis fait masser et j'ai vu que je pouvais à peu près marcher. Mais, mentalement déjà, c'était super dur de retourner, en plus sur le même court ! Mais hors de question pour moi de lâcher mon partenaire (Édouard Roger-Vasselin). C'était aussi un bon moment passé sur le terrain avec Édouard (défaite 6-3, 6-4 contre Coco Gauff et Jack Sock). Ce sont des souvenirs qui restent. »

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