Allan Morante sacré champion d'Europe de trampoline

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Allan Morante est le premier champion d'Europe français depuis 2010. (A. Réau/L'Équipe)
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Douze ans après Grégoire Penne, Allan Morante est devenu champion d'Europe, dimanche à Rimini (Italie). Son dauphin est l'autre Français, Pierre Gouzou, alors que, chez les femmes, Léa Labrousse décroche une médaille de bronze.

C'est un feu d'artifices que les trampolinistes français ont offert au dernier jour des Championnats d'Europe à Rimini (Italie). En individuel, Allan Morante (27 ans) a décroché le titre, talonné par Pierre Gouzou (2e, 23 ans), et alors que sa compagne, Léa Labrousse (25 ans), s'empare d'une médaille de bronze.

Une jolie performance d'ensemble qui avait débuté jeudi par la médaille d'or des hommes par équipes (Morante, Gouzou, Morgan Demiro-o-Domiro, Florestan Riou), 22 ans après celle de David Martin, Emmanuel Durand, Guillaume Bourgeon et Mickaël Jala. Évidemment, les grincheux rappelleront qu'en l'absence des Russes, qui avaient tout raflé l'an dernier chez les femmes, et des Biélorusses, qui les avaient imitées chez les hommes, il devenait plus « facile » de briller sur cette édition. Encore fallait-il saisir l'opportunité.

Allan Morante le sait, lui qui a souvent frôlé les podiums, mais goûté qu'en 2018 une médaille européenne individuelle (3e). « Ce ne sont jamais des journées évidentes, insiste-t-il. Il y a beaucoup d'obstacles sur le chemin. Le stress, Pierrot (Gouzou) qui a envoyé un libre fabuleux en finale... Je passe devant de rien du tout. Je me suis même excusé, parce que c'est vraiment riquiqui ce qui nous sépare (58,900 points contre 58,820). » S'il a tenu à dédier ce titre à Christine Blaise, très longtemps son entraîneure, et à qui Sébastien Martiny vient de succéder à l'Insep, Morante voulait aussi se souvenir du dernier Français à avoir décroché ce titre, en l'occurrence Grégoire Penne en 2010. « J'ai toujours voulu laisser mon empreinte mais, pour ça, il faut ramener des médailles comme celle-là », convient le jeune homme.

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Cela n'a pourtant pas été simple. « Le doute, c'est à toi de le surmonter, sourit-il. Dans le mouvement (de la finale), ç'a été chaud, j'ai modifié une figure, réduit un peu la difficulté pour que l'exécution soit correcte. » Notamment après que l'une de ses dix touches se soit décalée dans la toile. « Je passais juste après lui, explique Léa Labrousse. Il était dans mon axe, je l'ai vu faire un petit latéral qui m'a fait peur, et j'ai arrêté de regarder. »

Il fallait qu'elle se concentre, qu'elle se dépouille après une semaine compliquée (l'équipe a échoué alors qu'elles étaient médaillées de bronze en 2021, son binôme avec Marine Jurbert aussi en synchro). « Je n'arrive pas à me libérer, regrette-t-elle. Mais, en finale, j'y suis allée pour prendre une médaille, retrouver un peu de plaisir, être moins stressée que les autres jours. Reproduire mon trampoline. Il y a eu des petites erreurs, et ce n'est pas un très bon score. Mais je suis très heureuse de repartir avec une médaille. »

Et que dire des sentiments qui traversent Pierre Gouzou, dont on relève jusque-là deux médailles de bronze aux Championnats d'Europe 2018 et aux Mondiaux 2021, mais en synchro. « Sur le libre, j'étais un peu en pilotage automatique, même si j'étais concentré, sourit-il, expliquant qu'il avait réussi à attaquer davantage, grâce à la sieste offerte entre la demie et la finale. Je ne me suis pas laissé avoir par l'enjeu. J'ai tout donné sur ce passage, et ça fait une médaille d'argent. C'est incroyable. »

Pierre Gouzou savourait aussi ce podium qu'il partage avec Morante. « Quand je suis arrivé au pôle de Bois-Colombes en 2012, Allan était déjà là. Ça fait dix ans qu'on s'entraîne ensemble, on se connaît par coeur. Mais je n'aurais jamais imaginé ce podium. Si quelqu'un devait être devant moi, c'est lui. Il ne pouvait pas y avoir meilleur premier parce qu'Allan n'a pas eu toujours beaucoup de chance, il a raté des médailles pour quelques centièmes. » Cette fois, ces centièmes ont joué en sa faveur. Et le clan français entend apprécier l'instant. D'autant qu'en tumbling, on saluera l'équipe de France féminine qui a conservé son titre européen et plus encore la victoire individuelle de Candy Brière-Vetillard, vingt-quatre ans après le sacre de Karine Boucher.

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