Alonso attend des problèmes pour les leaders en seconde semaine

Fabien Gaillard

Au terme de sa première semaine comme pilote du Dakar, Fernando Alonso pointe au 16e rang du classement général chez les autos, à 3h18 du leader, Carlos Sainz. Un écart important surtout dû au temps perdu le deuxième jour suite à un problème mécanique qui a fait perdre au duo qu'il compose avec Marc Coma près de 2h30. Depuis cela, le rythme est plutôt bon pour le double Champion du monde de F1 qui continue son apprentissage d'une discipline qu'il découvre depuis quelques mois seulement.

"Tout est nouveau pour moi", rappelait-il vendredi soir, à la veille de la journée de repos. "Au niveau du pilotage, il y a différents challenges, tels que le comportement différent de la voiture entre le début et la fin des étapes. Vous démarrez avec 400 litres de carburant et terminez avec 30-40, avec une différence de poids énorme. Vous pilotez sur du sable, de l'asphalte, de la terre... Le niveau d'adhérence est très différent et inconstant, et il faut s'adapter à chaque kilomètre. Il y a eu six étapes où nous avons connu un peu de tout, et je pense que chacun de ces défis est nouveau pour moi sur le plan du pilotage. Mais j'ai essayé d'apprendre autant que possible."

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"La vérité c'est qu'aujourd'hui ça s'est bien passé également, avec de bonnes sensations, un bon rythme, nous avons été rapides, sixièmes [de l'étape de vendredi]... En dehors des trois buggys qui sont devant, sur une autre planète, être troisième des Toyota est une surprise et je me sens bien. Nous n'avons pas eu de problèmes ou de crevaisons, donc le goût dans la bouche est très bon en abordant la journée de repos."

L'Ibère a en tout cas découvert la difficulté de devoir rouler dans le sillage d'autres concurrents et les problèmes que cela peut poser. "Comme je l'ai dit les premiers jours, la visibilité est essentielle. Si vous avez une bonne visibilité, vous pouvez rouler constamment dans le rythme des leaders. Si vous êtes trop loin derrière et qu'il y a de la poussière, il y a des WP [points de contrôle] où il faut beaucoup lever le pied, où vous crevez dans la poussière et où vous vous faites de nouveau dépasser. Sur 500 km, il peut se passer beaucoup de choses et qui peuvent ne pas apparaître sur les secteurs chronométrés."

"Quand vous démarrez devant, vous roulez à ce train, mais le jour où j'ai commencé derrière, j'avais deux très mauvais compagnons de voyage derrière, qui étaient Nasser [Al-Attiyah] et Yazeed [Al-Rajhi]. Quand vous les laissez passer, vous recevez un genre de coup de pied. Je suis content d'avoir eu quatre bons jours, le second n'a pas été bon avec notre problème mais globalement le rythme était bon, je suis confiant et j'améliore progressivement."

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Quant à la gestion du rythme, Alonso a expliqué : "Nous avons dû passer les deux premières étapes sans aucun incident, à un rythme de 70-80% pour éviter les erreurs. Mais nous avons eu un accident lors de la seconde, en allant encore plus lentement. Ces dernières jours, nous n'avions pas cela en tête, tout s'est mieux passé, donc on ne sait jamais vraiment ce qui est le plus risqué entre aller à 90 ou 70%."

Même si ses ambitions sur ce Dakar sont réduites, le pilote Toyota veut malgré tout rester à l'affût des problèmes qui pourrait frapper les leaders. "Nous verrons à quel point la seconde semaine sera difficile. J'ai dit au début du Dakar que la position finale allait beaucoup dépendre de la difficulté de la course. J'ai suivi beaucoup de Dakar à la télévision ou depuis la maison, et un jour quelqu'un peut perdre 40 minutes, l'autre quelqu'un peut casser sa transmission... Il y a toujours des différences de temps entre les uns et les autres. Lors de ce Dakar, rien ne se passe pour les 5 ou 6 premiers, donc si des choses comment à arriver lors de la seconde semaine, si nous sommes à ce niveau, on peut reprendre 2-3 positions en une étape et on se retrouve dans le top 3."

Avec Sergio Lillo 

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