Alonso deuxième du jour : "On se pinçait presque pour y croire"

Basile Davoine

Chaque jour qui passe sur le Dakar apparaît comme une prise de confiance pour . Alors qu'il y a une semaine, le duo perdait 2h30 après avoir heurté un rocher et réparé le Toyota Hilux tant bien que mal, il se découvre maintenant des ambitions certes toujours mesurées mais grandissantes. La huitième étape, ce lundi, n'a fait que confirmer la tendance avec un excellent chrono à la clé.

#310 Toyota Gazoo Racing: Fernando Alonso

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#310 Toyota Gazoo Racing: Fernando Alonso A.S.O.
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A.S.O.

S'il a confié dès la semaine dernière qu'il commençait à rêver d'une victoire d'étape pour son premier Dakar, Fernando Alonso semble déjà dans la posture d'un pilote comblé par cette nouvelle expérience. La finalité est de voir l'arrivée de l'épreuve vendredi, mais à titre personnel, l'Espagnol assure avoir déjà coché toutes les cases. "Tous les objectifs personnels que j'avais avant le Dakar sont dépassés", révèle-t-il. "Au Maroc je me sentais à l'aise, mais j'étais à 15 minutes des leaders dans les étapes de 250 km. Je ne savais pas si sur le Dakar j'allais être loin des grands spécialistes. Me retrouver avec eux lors de journées comme aujourd'hui, et même devant, ça ne faisait pas partie de mes objectifs raisonnables. Je profite du moment."

Pourtant, d'ici vendredi, de gros morceaux attendent encore les concurrents, avec notamment des dunes à foison dans le désert du "Quart Vide". Avant l'étape marathon de mercredi et jeudi qui proposera un menu gargantuesque, Alonso se montre impatient. La difficulté le rend prudent mais aiguise également l'appétit car c'est là que peuvent se passer le plus de choses au classement général, au sein duquel il est remonté à la 13e place, à 3h10 de Carlos Sainz mais surtout à quatre minutes seulement du top 10.

"Nous sommes désormais dans une bonne dynamique", constate-t-il. "J'espère que de dures journées vont arriver, plus dures et meilleures, avec plus de dunes, car plus la course est agitée, plus il y a de difficultés, et plus nous pouvons en tirer un avantage. Je suis impatient de vivre les jours qui viennent. J'ai fait des essais à Abu Dhabi il y a trois semaines et c'était une zone avec des dunes. C'était très difficile et c'étaient trois jours d'enfer. S'il y a des choses similaires, beaucoup de choses peuvent se produire."

"Je pense que demain sera une journée plus difficile pour être devant, nous essaierons de faire une bonne étape et de la franchir sans heurt. Peut-être même que faire un mauvais résultat peut être bénéfique pour après-demain, sans en faire trop, mais si nous sommes 10e ou 12e, ça peut être une bonne opportunité pour essayer de signer une victoire." 

Propos recueillis par Sergio Lillo  

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