Alpinisme - Six sommets des Alpes en images, racontés par Mathéo Jacquemoud

L'Equipe.fr
L’Equipe

La série immersive « Un printemps suspendu », réalisée par L'Équipe Explore, vous emmène dans les Alpes, sur les traces de deux skieurs de pente raide et alpinistes renommés : Vivian Bruchez et Mathéo Jacquemoud. Ce dernier nous explique pourquoi ils ont choisi ces sommets si emblématiques. Le Cervin (4 478m)
« C'est une grosse face où on se sent petit, un océan vertical. Avec le Mont-Blanc, sur le projet initial, c'était les deux sommets emblématiques des Alpes qu'on voulait relier. Ce sont des sommets connus dans le monde entier, mythiques. Le Cervin, c'est peut-être la montagne la plus photographiée au monde, avec une forme pyramidale incroyable, très esthétique. Moi, je l'ai gravie souvent avec des clients côté italien. Essayer de mettre des skis sur cette pyramide, ça a vraiment un côté motivant et grisant. Pour nous, c'était le point de départ idéal de ce projet. »
L'Equipe Explore : un printemps suspendu Le Grand Combin (4 314m)
« Un gros sommet un peu moins connu, qui est à la frontière de la Suisse et l'Italie. J'y étais déjà allé par la voie normale, mais jamais en ski de pente raide. Ce qui était attirant, c'est le gros massif en lui-même, c'est un gros bloc. On est passé par une voie sauvage, la face Sud, donc c'était intéressant d'aller explorer là-bas, car on le connaissait moins. »
Dans les coulisses d'« un printemps suspendu » Le Viso (3 841m)
« Je viens des Hautes-Alpes, donc le Viso est un sommet que j'ai déjà gravi plusieurs fois en alpinisme. On ne pense pas forcément à le skier. Dans toutes les Alpes, on le voit de très loin, il se détache et est super esthétique. C'est vraiment mon coup coeur, une belle découverte, pour la ligne. Les conditions étaient parfaites, avec une bonne neige, les lumières, le lever de soleil, le petit bivouac... Un moment incroyable. »
L'Eiger (3 970m)
« C'est l'ogre, un des trois sommets mythiques des Alpes. C'est pas une ligne très esthétique, à part le haut, car elle se détache moins, c'est plus un grand toboggan donc pour partager ce qu'on vit là-bas, c'est plus difficile car on se rend moins compte que de ce que c'est. Il n'y a pas vraiment de ligne évidente. C'est pour ça qu'on a skié l'arête d'ailleurs, car c'est plus joli à l'image. Mais ça reste un sommet incontournable à faire une fois. Je n'y étais jamais allé, donc il fallait qu'on aille voir. »
Les Grandes Jorasses (4 208m)
« Un sommet connu par les alpinistes, moins pour le ski. Cet épisode du projet, c'est plus un témoignage du réchauffement climatique, du recul des glaciers, des changements de la montagne. C'est aussi pour ça qu'on a choisi d'aller là-bas : pour un voyage au coeur du glacier. Ces glaciers subissent vraiment l'impact des changements climatiques. Pour nous, pratiquants de la montagne, il fait partie des sommets qui deviennent de plus en plus inaccessibles à cause de ça. »
Le Mont-Blanc (4 809m)
« On l'a fait plusieurs fois chacun, par toutes les faces. Moi, je crois l'avoir fait 89 fois par exemple. Mais ça reste un sommet où on peut toujours découvrir des trésors par des itinéraires différents. Et même redécouvrir le Mont-Blanc par ces voies mythiques et historiques dans l'histoire de l'alpinisme. La voie qu'on a choisie (par l'Éperon de la Brenva), on ne l'avait jamais faite et elle était hyper esthétique. C'était LA ligne du projet qui nous attirait le plus je pense, pour la beauté et la grandeur de la face. » L'Equipe Explore : Un printemps suspendu

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

À lire aussi