Qui est Amélie Oudéa-Castéra, la nouvelle ministre des Sports ?

Amélie Oudéa-Castéra - Icon
Amélie Oudéa-Castéra - Icon

Le sport français connaît sa nouvelle représentante au gouvernement. Ce vendredi, Amélie Oudéa-Castéra a été nommée ministre des Sports (ainsi que des Jeux olympiques et paralympiques) dans la nouvelle équipe menée par Elisabeth Borne. À 44 ans, celle qui était directrice générale de la Fédération française de tennis depuis mars 2021 succède ainsi à Roxana Maracineanu, en poste depuis presque deux ans. Si elle est perçue par beaucoup comme l’archétype de la technocrate, Amélie Oudéa-Castera a pourtant un lien ténu avec le sport professionnel.

Plusieurs demi-finales de Grand Chelem en juniors

Car la voir devenir l'une des patronnes du tennis français il y a un peu plus d’un an n’avait rien de surprenant. La toute nouvelle ministre des Sports a notamment disputé trois demi-finales de Grand Chelem en juniors au début des années 1990: l’US Open en 1993 puis Roland-Garros et Wimbledon en 1994. En 1992, elle remporte également l’Orange Bowl, le championnat du monde chez les jeunes, dans la catégorie des moins de 14 ans. En tout, elle évolue durant quatre saisons sur le circuit professionnel alors qu’elle sort à peine de l’adolescence.

Ancienne 251e mondiale à la WTA

Finalement, elle met un terme à sa carrière en juin 1996, à seulement 18 ans, sur une défaite en double à Roland-Garros aux côtés d’Amélie Mauresmo. Un an plus tôt, elle enregistrait son meilleur classement individuel en simple avec une 251e place à la WTA. Alors qu’elle décide de reprendre ses études, elle garde un un lien avec le monde de la petite balle jaune et va notamment vivre le sacre de son compagnon de l’époque, le Brésilien Gustavo Kuerten, à Roland-Garros en 1997.

Dans la même promotion que Macron à l'ENA

Si sa courte carrière dans le tennis ne lui a pas apporté le succès escompté, la seconde vie d’Amélie Oudéa-Castera va être faite de réussites. Après avoir quitté le monde du tennis, elle s’oriente vers de brillantes études et est admise au concours de Sciences Po Paris avec 16,96 de moyenne, indiquait Le Monde en juin 2021. L’ex-espoir du tennis français enchaîne avec l’Essec, une maîtrise de droit puis l’ENA. Sur les bancs de la plus célèbre école d’administration, elle croise notamment un certain Emmanuel Macron au sein de la promotion Léopold Sédar Senghor.

Une brillante carrière dans le privé

Une fois diplômée, en 2004, elle débute sa nouvelle carrière en tant qu’auditrice financière à la Cour des comptes avant de se lancer dans une brillante carrière dans le privé: Société générale (où elle rencontre son futur mari, l’actuel directeur général de la banque, Frédéric Oudea), Axa, Carrefour… L’ancienne joueuse de tennis occupe pendant plus de dix ans des postes à responsabilités liés au marketing, au digital ou à la transformation numérique.

Elle crée l'association Rénovons le sport français en 2016

Mais sa passion pour le sport lui est toujours restée chevillée au corps. En 2016, elle crée l’association Rénovons le sport français, qui se présente comme un mouvement citoyen "dont l’objet social est de contribuer à la modernisation du modèle sportif français" en termes de gouvernance, de politiques sportives ou encore d’économie. En 2018, son profil l’amène à être sollicitée pour diriger l'Agence nationale du sport, alors présidée par Jean Castex, mais elle refuse. Quatre ans plus tard, elle s’est visiblement laissé convaincre pour servir son pays.

Article original publié sur BFMTV.com

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