Amélie Oudéa-Castéra ouvre la porte à des investisseurs étrangers pour le Stade de France

Le Stade de France cherche un propriétaire ou un concessionnaire à compter de l'été 2025. (A. Mounic/L'Équipe)

La ministre des Sports et des JO, Amélie Oudéa-Castéra, est ouverte à l'idée qu'un investisseur étranger s'intéresse au Stade de France, qui cherche un nouveau propriétaire ou concessionnaire pour 2025.

La ministre des Sports et des JO, Amélie Oudéa-Castéra, a affirmé mardi au Sénat qu'il n'y avait « pas de raison d'écarter a priori » un investisseur étranger pour le Stade de France, qui cherche un nouveau propriétaire ou un nouveau concessionnaire à compter de l'été 2025. L'État a lancé la semaine dernière deux procédures : soit une vente, soit une concession puisque l'actuelle se termine en juillet 2025. Le PSG, sous pavillon qatari, a d'ores et déjà affirmé qu'il allait se porter candidat.

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Interrogée par le sénateur Laurent Lafon sur le fait de savoir si l'État français, propriétaire du stade, pourrait vendre cet « emblème sportif » à « une structure appartenant à un État étranger », Amélie Oudéa-Castéra ne l'a pas exclu.

S'il « devait y en avoir un qui réponde aux conditions protectrices, qui dans le cadre d'une cession seraient de toute façon fixées par la loi, ou si cet investisseur étranger devait participer à un groupement d'opérateurs, il n'y a pas de raison de l'écarter a priori et par principe », a-t-elle déclaré lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat.

La FFF et la FFR « libres de candidater, de s'associer, de négocier »L'officielle du gouvernement a réaffirmé que l'État cherchait « le meilleur projet de long terme » en gardant « la vocation sportive du stade » et en « préservant les intérêts économiques et financiers de l'État ».

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Questionnée aussi sur le rôle des Fédérations de football et de rugby, locataires réguliers, elle a répondu que celles-ci étaient « libres de candidater, libres de s'associer à un candidat, libres de négocier les conditions d'utilisation du stade ».

Étude des offres en 2024L'État a publié le 7 mars les deux appels d'offres avec date de remise des plis le 27 avril à 12h00, selon les documents consultés par l'AFP, et comprend parmi les conditions la nécessité de « réaliser un socle minimum de travaux » : « billetterie, contrôle d'accès aux portes, portillons d'accès, grilles d'enceinte, informations du public au niveau des portes, redondance informatique, stockage vidéo surveillance ».

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Les offres remises, tant pour la cession que pour une concession, seront étudiées en 2024, pour une attribution probable en 2025. Depuis 1995, c'est un consortium constitué des deux géants du BTP français, Vinci et Bouygues qui exploite le stade.