Amélie Oudéa-Castera veut une FFF « exemplaire » contre les violences

Amélie Oudéa-Castera se veut ferme avec la FFF. (A. Réau/L'Équipe)

La ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques, Amélie Oudéa-Castera, a appelé la Fédération française de football à se montrer « exemplaire » sur le traitement des violences, sexuelles notamment, après avoir diligenté une enquête à la suite d'articles sur des dysfonctionnements internes.

« Quand on est la première Fédé de France, on se doit d'être exemplaire, ce n'est pas négociable », a prévenu vendredi la ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques, Amélie Oudéa-Castera, au sujet des affaires qui empoisonnent le football français.

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La ministre a annoncé en fin de semaine dernière le lancement d'un audit de la FFF à la suite notamment d'un article de So Foot, paru le 8 septembre, qui évoquait sur la foi de témoignages anonymes, l'envoi de SMS à caractère sexuel à des employées de la Fédération par le président Noël Le Graët, lequel a vivement démenti.

« La lettre de mission est en train d'être finalisée. Cette mission sera menée avec la célérité nécessaire. J'ai insisté sur le respect absolu des personnes, lutte contre toutes formes de violence, sexistes et sexuelles, lutte contre les discriminations. J'ai été ferme, (Noël Le Graët et sa directrice générale Florence Hardouin) pourront en témoigner », a-t-elle dit vendredi sur BFM TV.

« Solidarité » avec Hamraoui et Paul Pogba

« J'ai demandé à Noël Le Graët une assurance absolue de produire tous les rapports d'audit dans toutes les versions pour permettre aux inspecteurs de l'Inspection Générale du Sport et de la recherche de faire pleinement leur travail », a-t-elle ajouté.

« Ce sont des enquêtes à charge et à décharge, avec la transparence absolue sur tous les éléments disponibles. J'ai également travaillé avec mes services pour regarder ce qui avait été remonté dans ces enquêtes, savoir ce qui avait été signalé ou non au ministère. Il faut que cette Fédération s'empare mieux du sujet car il doit y avoir zéro tolérance. »

Évoquant les autres affaires qui troublent la vie du foot français et des Bleus - Hamraoui, Pogba -, la ministre a dit sa « solidarité » envers la joueuse du PSG, victime d'une violente agression il y a près d'un an, et le joueur de la Juventus, au coeur d'une enquête visant à déterminer s'il a été la cible d'une tentative d'extorsion.

« On a besoin d'avoir un sport un peu nettoyé d'un certain nombre de dysfonctionnements, a dit la ministre en englobant toutes les problématiques récentes. Le sujet des violences dans le sport, on veut l'éradiquer. Ça vaut aussi pour les violences sexuelles, la violence dans les stades. »