Amaury Golitin suspendu provisoirement

Amaury Golitin (à droite) lors du meeting de Paris samedi. (A. Réau/L'Équipe)

Le sprinteur, membre du relais 4x100 m français, est suspendu provisoirement par l'AFLD, cette dernière lui reprochant une falsification de documents pour justifier un no show.

Meilleur performeur français de la saison sur 100 (10''08, +1,5 m/s) et 200 m (20''25, +0,6 m/s), Amaury Golitin ne devrait pas voir la suite de l'été. Le sprinteur de 25 ans est en effet suspendu provisoirement par l'Agence française de lutte contre le dopage comme l'indique le Parisien ce mardi, information que nous pouvons confirmer.

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Cinquième du 200 m du meeting de Paris samedi soir, Golitin s'est vu notifier dès la fin de sa course à Charléty qu'il était sous le coup d'une sanction pour « falsification » de document. L'affaire remonte en réalité à juin 2021. À l'époque, le sprinteur, qui est entré dans le programme cible de l'AFLD depuis le début de l'année, est déjà sous le coup de deux défauts de localisation - le premier pour ne pas avoir transmis son calendrier à temps et un deuxième pour une localisation erronée - quand un troisième contrôle pose question, comme nous l'indiquions en décembre 2021.

Des explications pas très claires

Ce jour-là, les contrôleurs de l'AFLD se pointent à l'INSEP, lieu de résidence et d'entraînement de l'athlète, en début de matinée pour effectuer un contrôle inopiné dans la tranche horaire enregistrée dans le logiciel ADAMS. Absent, Golitin est appelé par les contrôleurs, avant de se rendre en retard à l'INSEP et effectuer finalement un contrôle après l'heure prévue.

Transmises à l'AFLD, les conditions de ce contrôle justifient dans un premier temps un troisième no show, synonyme de suspension. L'athlète a cependant quinze jours pour fournir des explications et c'est ce que fait Golitin, l'AFLD nous indiquant en décembre que « le troisième manquement a été levé ».

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Règlements de comptes autour du relais français

Des faits moins clairs aujourd'hui puisque l'Agence française de lutte contre le dopage, à la vue de nouvelles informations, considère que les éléments fournis par l'athlète sont faux, d'où la suspension provisoire.

Sur Instagram, le sprinteur, qui avait été sanctionné de six mois d'interdiction de compétition dont quatre avec sursis par la FFA à la fin du mois de janvier pour « un mauvais comportement » durant les JO de Tokyo, a, de son côté, indiqué qu'il souffrait d'une déchirure d'un adducteur pour justifier son absence des Championnats de France Élite, prévus ce week-end à Caen.

Des Championnats qu'il n'avait de toute façon pas le droit de disputer, à la vue de sa sanction provisoire. Dans ce cadre, il devrait d'ailleurs devoir se justifier devant l'AFLD dès la semaine prochaine.

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