Un an après la mise en vente, l'équipe-type de la période Louis-Dreyfus à l'OM

Et si l'on devait retenir les joueurs les plus marquants de la période de présidence de RLD puis de MLD à l'Olympique de Marseille ?

En avril 2016, Margarita Louis-Dreyfus mettait en vente l'OM. Six mois plus tard, Frank McCourt prenait le contrôle. Cet anniversaire nous offre l'occasion d'un flash-back sur ces 20 ans de règne. Sur la forme d'une équipe-type avec ses sept remplaçants, le choix est forcément subjectif puisque l'OM a accueilli des tas de profils différents. De la star confirmée au joueur au fort potentiel, du vétéran en fin de carrière au mercenaire... Notre correspondant Maxime Marin s'est amusé à bâtir son groupe qui peut faire débat. C'est le jeu !


Steve Mandanda (2007-2016)
Si Fabien Barthez est le plus grand gardien de l'histoire de l'OM, c'est bien Steve Mandanda qui règne sur l'ère Louis-Dreyfus. Le retour du Divin chauve a certes été ponctué d'une finale de coupe de l'UEFA (2004) mais son apogée demeure en 1993 lorsqu'il remporte la Ligue des champions. En neuf ans, Steve Mandanda a décroché le titre de champion de France et trois coupes de la Ligue. Il est devenu le second joueur le plus capé de l'histoire du club. Surnommé "Il Fenomeno", Mandanda a réalisé des arrêts miraculeux et fait preuve d'une grande régularité.


Habib Beye (2003-2007)
Révélé à Strasbourg, le Sénégalais fait partie de l'épopée européenne de 2004. Par la suite, il s'impose comme arrière droit ou défenseur central. Malgré les hauts et les bas de l'OM, Beye devient capitaine et fait partie des chouchous des supporters. Exemplaire sur et en dehors du terrain, Beye était un monstre de combativité et reflétait parfaitement les valeurs marseillaises. Hélas pour lui, son palmarès n'est pas à la hauteur de son implication.


Laurent Blanc (1997-1999)
Le Président a atteint le sommet de sa carrière avec l'OM. Arrivé en 1997, l'international passe deux saisons fabuleuses à Marseille où il est nommé capitaine par Rolland Courbis. En 1999, il dirige royalement la défense d'une équipe de stars qui échoue de peu dans la course au titre. Son bilan est à peine terni par une erreur qui fait basculer la finale de la coupe de l'UEFA en faveur de Parme... Quelques semaines plus tard, Courbis ne croyant plus en lui à 34 ans, le pousse vers un départ. Une faute de management qui lui coûtera cher...


Souleymane Diawara (2009-2014)
Sacré avec Bordeaux, le Sénégalais est recruté par Didier Deschamps qui en fait le pilier de sa défense centrale. Dès la première année, "Souley" décroche le titre de champion et la coupe de la Ligue. Il en alignera deux de plus. Aussi intraitable sur le pré que sympathique devant les micros, Diawara a fait l'unanimité pendant cinq ans. Seuls des pépins physiques l'ont empêché d'être toujours au top. Mais quel défenseur il était !


Gabriel Heinze (2009-2011)
Ex-idole du Parc des princes devenu champion de France avec l'OM. L'Argentin, passé par Manchester United et le Real Madrid, a endossé le costume de cadre et de chef de clan d'un groupe bâti par Didier Deschamps pour replacer le club marseillais tout en haut. Souvent latéral gauche, parfois défenseur central, El Gringo, qui n'avait plus ses jambes de 20 ans, a fait parler sa grinta et son expérience monumentale pour mener à bien sa mission.


Lorik Cana (2005-2009)
Enfant du PSG, l'Albanais est devenu l'un des symboles de l'ère Diouf. Promu capitaine, Cana avait la hargne en lui. Les supporters l'adoraient. Et sur le terrain, il le rendait au centuple. Milieu défensif à l'ancienne, sans chichi, Cana était un combattant. Il reste aujourd'hui avec 54 cartons jaunes, l'Olympien le plus averti de tous les temps ! Pas le joueur le plus technique, Cana a laissé un grand souvenir. Il ne lui a manqué qu'un trophée...


Lucho Gonzalez (2009-2012)
Joueur le plus cher de l'histoire du club avant le retour de Dimitri Payet, Lucho Gonzalez a débarqué pour 24 millions d'euros car il était la priorité de Deschamps. Ancien capitaine tatoué du FC Porto, le numéro 8 argentin a mis du temps à s'acclimater. Mais une fois, en jambes, Lucho a fait des merveilles. Sa qualité de passe et son sens du jeu ont ébloui le stade Vélodrome. Son entente avec Mamadou Niang a porté l'OM jusqu'au titre de champion de France. Malgré une triste fin de parcours où on parlait plus de son salaire que de son apport sportif, Lucho restera le symbole de la dernière époque faste des Louis-Dreyfus.


Mathieu Valbuena (2006-2014)
Arrivé comme un joueur de complément en provenance du National, Mathieu Valbuena a connu une progression spectaculaire jusqu'à devenir un titulaire à l'OM et en équipe de France. Installé par Eric Gerets, le Petit a réussi à convaincre Didier Deschamps avant d'être un pilier avec Elie Baup. En huit ans, Valbuena a tout connu et tout gagné. Souvent décrié, il a marqué des buts décisifs à la pelle et offert des tonnes de passes décisives. A l'OM, Valbuena avait tout d'un grand.


Fabrizio Ravanelli (1997-1999)
Penna Bianca est LE premier grand transfert de RLD. Vainqueur de la Ligue des champions avec la Juventus un an plus tôt, l'Italien débarque comme joker en cours de saison pour 48 millions de francs, une somme énorme pour l'époque. Ravanelli devient l'idole des supporters. Il inscrit 31 buts et forme avec Dugarry, Maurice et Pires un quatuor offensif de folie. Evidemment, son penalty obtenu à Paris reste dans les mémoires mais Ravanelli c'est bien plus que ça. Une classe folle et une certaine idée de l'OM du début de l'ère RLD...


Didier Drogba (2003-2004)
Une saison, 32 buts en 55 matchs et des images gravées à tout jamais. Aucun joueur n'a à ce point marqué l'OM en si peu de temps. Adulé par les fans qui voyaient en lui l'un des leurs avec le maillot 11, Didier Drogba a porté un OM irrégulier vers la finale de la coupe de l'UEFA lors d'une aventure exceptionnelle. Ses buts et son leadership ont fait de lui un porte-drapeau. Son départ à contre-coeur pour 36 millions d'euros a agrémenté sa légende. Le feuilleton de son retour jamais concrétisé a alimenté plus d'une decennie de mercato. D'une certaine façon, Drogba est le symbole des années Louis-Dreyfus : quelques coups d'éclat, aucun titre et un transfert frustrant avant même d'avoir montré tout son potentiel...


Mamadou Niang (2005-2010)
Ce n'est pas Skoblar ni Papin. Ni même Drogba. Mais Mamadou Niang mérite sa place au Panthéon des buteurs olympiens. Et sur les 20 ans de règne des Louis-Dreyfus, le Sénégalais occupe la première marche avec 100 buts en 5 saisons. Capitaine de l'OM de Deschamps, champion de France de France 2010, Niang, à gauche ou dans l'axe, affichait une redoutable efficacité. Son départ controversé en pleine gloire a surpris mais ne gâche en rien son image et son bilan exceptionnels.

Remplaçants : Barthez, Van Buyten, Taiwo, A. Ayew, Payet, Ribéry, Gignac.

 

 

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