Un ancien islamiste du GIA interpellé à Rennes, son avocat va assigner l'Etat pour "faute lourde"

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Le tribunal de Rennes dans les couloirs duquel Merouane B. a été interpellé mardi (image d'illustration)
Le tribunal de Rennes dans les couloirs duquel Merouane B. a été interpellé mardi (image d'illustration)

Mais que faire de Merouane B. ? Bientôt une décennie complète que cet ancien membre du Groupe islamique armé (GIA), une organisation terroriste algérienne, est baladé d’un coin à l’autre de la France, tel un nomade sans but. Sans but... mais pas sans filet : ce militant islamiste de 46 ans, uns des plus vieux assignés à résidence du pays, vit sous de strictes mesures de sûreté, celles que l’on réserve aux auteurs d’infractions terroristes libérés mais jugés encore dangereux.

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C’est en 2006, onze ans après les attentats à la bombe du GIA contre la ligne B du RER à Paris, que Merouane B. est condamné à dix ans ferme dans le procès des « filières tchétchènes ». Libéré en 2011, cet islamiste algérien a purgé sa peine. C’était une autre époque. Bien avant les attentats de Merah, des frères Kouachi, des commandos du 13-Novembre. Bien avant un durcissement des peines de prison pour terrorisme. Mais l'homme représente aux yeux des services de l’Etat une menace pour la sécurité nationale. Obligation lui a donc été donnée de pointer quatre fois par jour à la gendarmerie. Il ne peut donc guère trop s’éloigner de son domicile provisoire – une petite chambre d’hôtel dans l’ouest de la France.

Et des déboires judiciaires, liés à cette situation très particulière, continuent aujourd'hui.

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