Antoine Kombouaré (Nantes) : « Exceptionnel, unique, presque miraculeux »

Antoine Kombouaré était aux anges après avoir mené le FC Nantes, son club formateur, à la victoire en Coupe de France comme entraîneur ce samedi. Une émotion perceptible dans la conférence du Kanak après le succès de ses joueurs contre Nice.

« Quel est votre sentiment une heure après cette victoire en finale de la Coupe de France ?
Je suis en train de vivre un truc de malade. Même dans mes rêves les plus fous, je n'aurais jamais imaginé me retrouver à Nantes et remporter un trophée avec ce club. Je remercie tout mon staff et surtout les joueurs. Ce sont eux qui nous ont permis de venir au Stade de France et de soulever cette Coupe de France. Merci à eux. Ils ont été exceptionnels. C'est leur victoire.

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Sur quoi s'est joué ce match selon vous ?
Il fallait rester fort, malgré la pression de l'enjeu, nous qui venions de nulle part. Il y a un an, on pouvait crever et se retrouver en Ligue 2, et là, on gagne la Coupe de France et on jouera la Ligue Europa. On m'a rappelé qu'on allait jouer le Trophée des Champions. Vous imaginez l'écart ? On a du mal à y croire. C'est quelque chose d'exceptionnel, d'unique, de presque miraculeux. D'autant qu'à l'époque, Nantes faisait partie des plus gros clubs, donc c'était normal de gagner une Coupe de France, mais aujourd'hui.... C'est aussi la victoire des supporters. Ils nous ont donné beaucoup de force.

Avez-vous pu savourer cette ambiance ?
On avait gagné la bataille des tribunes. C'est la première fois que je me lâche autant, qu'après une victoire, un trophée soulevé, je partage ça avec mes joueurs et mon staff. Je mesure la chance que j'ai. Je suis un privilégié. D'où l'on vient, c'est grandiose.

« J'étais prêt à échanger toutes les victoires que j'avais eues avant pour celle-ci »

Pourquoi était-ce important que Ludovic Blas conserve le capitanat ?
Je vais faire une confidence. Lors du premier match à Sochaux, je lui ai donné le brassard dans le vestiaire, juste avant d'aller à l'échauffement, et lui, il m'a tout de suite dit : "Coach, c'est une grande fierté, je vais nous amener au stade de France et je vais soulever la Coupe de France". J'étais prisonnier de ces paroles.

Est-ce le plus beau trophée de votre carrière ?
C'est clair. J'étais prêt à échanger toutes les victoires que j'avais eues avant pour celle-ci. Quand Ludo (Blas) a soulevé ce trophée, j'ai pensé à mon arrivée de Nouvelle-Calédonie. Je pense à mes illustres aînés, qui sont des monstres, je ne me compare pas à eux. Bien sûr que c'est une immense fierté de me retrouver là. Surtout, je n'avais jamais imaginé cette situation. C'est presque du domaine du miracle d'entraîner Nantes et de soulever un trophée avec ce club. »

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