Après son éviction du CNOSF, Didier Séminet passe à l'offensive

Brigitte Henriques, présidente du CNOSF, a fait voter la révocation de son secrétaire général lors d'une réunion extraordinaire du CA lundi 12 septembre. (A. Réau/L'Équipe)

Une semaine après son éviction du poste de secrétaire général du CNOSF, Didier Séminet a écrit, dimanche, aux administrateurs du comité pour s'expliquer et dénoncer le risque de « pensée unique ».

« Déçu, choqué, meurtri, triste, infiniment triste », ainsi se décrit Didier Séminet, ancien secrétaire général du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), révoqué lundi dernier par le conseil d'administration, à la demande de sa présidente Brigitte Henriques. Dans une lettre adressée, dimanche 18 septembre, aux administrateurs du CNOSF, l'ancien président de la Fédération française de baseball softball, donne sa version des faits qui lui sont reprochés, à savoir une « différence de vision, de méthode et de management avec la présidente et directrice générale ».

Il reconnaît s'être opposé à certaines décisions, à commencer par le départ de l'ancienne directrice administrative et financière du CNOSF, qui a depuis rejoint l'UNSS, et « dont chacun reconnaissait les compétences », écrit Didier Séminet. « La deuxième a trait au recrutement de la directrice générale, recrutement auquel je n'ai pas été associé, un comble pour quelqu'un censé travailler étroitement avec moi dans le futur », poursuit-il sans citer nommément Lise Cosimi, recrutée en décembre 2021.

Il dénonce un recrutement trop tourné vers le foot

« Il se trouve que la directrice générale recrutée travaillait pour la FIFA au moment de la Coupe du monde de football féminine organisée en France en 2019. Elle vient donc du monde du football, tout comme le directeur administratif et financier recruté qui est un ex-salarié de la FFF, enchaîne l'ex secrétaire général. N'était-ce pas de mon devoir de m'émouvoir de ces recrutements ciblés et du risque d'une certaine forme de pensée unique, pour ne pas dire culture unique, guide dorénavant l'action du CNOSF ».

En faisant allusion à la tourmente dans laquelle est plongée la FFF, dont Brigitte Henriques était vice-présidente avant son élection au CNOSF, il souligne : « Au regard de l'actualité du moment, il me semble qu'il serait bon de se poser les trois questions suivantes : si le sujet de mon éviction avait été abordé à la date initiale du 22 septembre (jour du prochain conseil d'administration), le débat aurait-il été le même ? La discussion aurait-elle alors abouti à la même résolution proposée au vote ? Dans ce cas, le résultat aurait-il été le même ? »

Prochain conseil d'administration jeudi

Lors de la réunion exceptionnelle du conseil d'administration du 12 septembre, son éviction a été approuvée par 28 voix contre 17. À son issue, le CNOSF avait publié un communiqué succinct rappelant que son ou sa remplaçant(e) serait nommé (e) lors d'un prochain conseil d'administration. « J'attends comme vous tout l'ordre du jour du prochain conseil d'administration [...] et le procès-verbal circonstancié de la réunion exceptionnelle du 12 septembre dernier », conclut l'ancien secrétaire général. Il ne faudra pas attendre bien longtemps puisque le prochain conseil d'administration du CNOSF se tient ce jeudi au siège du mouvement olympique.