Après avoir bien cherché, Monaco a trouvé qui pouvait l’éteindre

Monaco est du genre à faire parler la poudre. Avec son équipe type, le club de la Principauté n'était d'ailleurs resté qu'une seule fois muet, face à Nice, au mois de septembre dernier. Depuis le début de la phase à élimination directe en Ligue des champions, personne n'avait résisté à la puissance offensive de l'ASM, seule équipe de l'histoire à avoir marqué 3 buts lors de quatre rencontres consécutives, en huitièmes puis en quarts de finale. Cette fois, face à une Juventus imprenable derrière et froide de réalisme devant, les hommes de Leonardo Jardim ont trouvé un adversaire qui a totalement bouleversé leur plan de jeu. 

Les 6 choses à retenir de la victoire turinoise

Relances coupées, attaquants muselés

En économie, cela s'appellerait de la destruction créatrice. L'approche de la Juventus, tellement organisée et rigoureuse qu'elle en devient presque scientifique, a point par point démantelé celle de l'ASM. Une bataille tactique remportée par Massimiliano Allegri qui a donné à sa Vieille Dame deux visages différents. "Ils nous ont mis sous pression d'entrée, expliquait Tiémoué Bakayoko en zone mixte. On ne s'attendait peut-être pas à ça. Ils ont monté haut leur bloc et ils ont réussi à garder la balle". Si cette domination s'est souvent estompée au profit des Monégasques, la Juve a donné  une leçon de réalisme dans chaque période. "La Juve est une grande équipe qui te punit sur la moindre erreur", reprenait l'international français, coupable de la perte de balle entraînant le second but des Italiens. 

Car malgré les nombreuses situations concédées dans ses 30 derniers mètres, la Juventus a toujours dégagé ce sentiment de contrôle absolu. "Ils ont maîtrisé le match du début à la fin", confessait Djibril Sidibé devant les journalistes. "Ils ont été meilleurs. C'est une équipe qui défend très bien, très intelligente", abondait Bernardo Silva. En surpeuplant le milieu de terrain, les Bianconeri ont empêché le Portugais, au même titre que Thomas Lemar ou Fabinho, de prendre les choses en main et de distribuer le jeu comme ils en ont l'habitude.

position Juve

     

possession winning line
*Ces schémas représentent le positonnement moyen des joueurs de la Juventus (1) et la ligne de récupération des deux équipes (2).

Privés de leurs rampes de lancement, les attaquants n'ont quasiment eu aucun ballons à exploiter, à l'image d'un Falcao invisible et d'un Mbappé débouté par plus fort que lui. "Buffon ne m'a pas écoeuré, racontait-il en zone mixte. On savait très bien que face à lui il ne suffisait pas de tirer. Il fallait s'appliquer. Il a gagné la première manche et on essayera d'inverser la tendance au match retour". Face à la légende turinoise, le jeune prodige n'a eu que deux occasions de faire la différence. Deux ballons qui ont préféré la caresse des gants au bruissement des filets. Mardi prochain, au Juventus Stadium, il faudra au moins que ces deux ballons finissent au fond pour renverser une montagne. 

Julien Quelen, au Stade Louis II. 

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