Après avoir raté un penalty, Robert Lewandowski reste maudit en Coupe du monde

Le gardien mexicain Guillermo Ochoa et l'attaquant polonais Robert Lewandowski se saluent, mardi, à l'issue de la rencontre. (P. Lahalle/L'Équipe)

Robert Lewandowski a vu son penalty détourné par le gardien mexicain Guillermo Ochoa. Le symbole des manques du buteur polonais dans les grands tournois.

Comme il est l'égal des plus grands, au pays, Robert Lewandowski a vu son sélectionneur convoquer un glorieux ancien, mardi en début de soirée, quand il lui a fallu évoquer l'échec de sa star sur penalty, repoussé par Guillermo Ochoa (58e). « Dans notre camp de base, il y a de nombreux posters d'internationaux polonais, dont celui de Kazimierz Deyna, qui avait manqué un penalty lors de la Coupe du monde 1978, face à l'Argentine (0-2, second tour) », a ainsi tenu à rappeler Czeslaw Michniewicz.

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Et il a aussi convoqué les exemples, plus récents, de « Zico, Socrates, Platini, Maradona », qui se sont aussi ratés dans cet exercice, dans la plus prestigieuse des compétitions. Sans oublier qu'il y avait un brillant gardien face à lui. « On a travaillé là-dessus depuis des semaines, mais c'est toujours compliqué de savoir quel côté choisir », a souri l'ancien portier de l'AC Ajaccio (2011-2014), qui n'avait arrêté aucun de ses 31 derniers penalties.

Il avait déjà traversé la Coupe du monde 2018 comme une ombre« Lewy », leader d'une équipe laborieuse, a sans doute encore moins le droit à l'erreur. Le sort des Aigles Blancs dépend tellement de lui. Le problème est que, malgré des statistiques respectables (76 réalisations en 135 capes), il n'est jamais parvenu à porter la Pologne lors d'un grand tournoi, certes moins bien soutenu qu'en club. Dans les quatre auxquels il a participé avant d'arriver au Qatar, il n'a inscrit que 5 buts en 14 matches (dont 2 avec prolongation), aucun n'étant décisif.

Et il avait traversé sa première exposition planétaire, en 2018, comme une ombre (3 matches, 6 tirs, 0 but), celle que l'on a semblé revoir à Doha, même si on pourra toujours lui reconnaître qu'il a su s'arracher sur l'un de ses rares ballons, à moitié négociables. « Je n'ai rien pu faire, on ne gagne pas un match de Coupe du monde tout seul, avait-il fulminé, à l'époque. Nous avions besoin de talents et nous en avons manqué. » En a-t-il davantage, autour de lui, aujourd'hui ? Pas certain. À 34 ans, joueur le plus capé et meilleur buteur de la Pologne, dont il est le capitaine depuis 2014, Lewandowski n'a plus de temps à perdre s'il veut être le plus grand.