Après sa défaite face à l'Argentine, l'Angleterre veut se relancer contre le Japon

Owen Farrell et les Anglais se cherchent un second souffle. (P. Lahalle/L'Équipe)

Sous pression après sa défaite contre l'Argentine (29-30) la semaine dernière, le quinze de la Rose se remet en quête de repères et de confiance contre le Japon ce samedi après-midi (16 h 15, sur la Chaîne L'Équipe).

Cela fait belle lurette que les fans de rugby anglais ont renoncé à saisir la logique d'Eddie Jones, ou ses sorties médiatiques. Ces derniers jours, dans la foulée de la défaite concédée samedi dernier à Twickenham contre l'Argentine (29-30) - une première depuis 2006 - les paradoxes d'un sélectionneur sous le feu des critiques sont ressortis à la surface. « Nous avons très bien joué », avait notamment indiqué Eddie Jones après la rencontre, avant de concéder que son équipe avait été avant tout plombée par « des erreurs élémentaires et des erreurs individuelles ». En milieu de semaine, le technicien a trouvé une autre explication à la défaillance de son équipe, assurant qu'il s'était un peu trop projeté vers la Coupe du monde 2023.

« Nous testons un certain nombre de stratégies à long terme que nous souhaiterions utiliser pour nous préparer pour le Mondial, a-t-il assuré. Et peut-être que nous n'étions pas assez concentrés sur l'Argentine. C'est entièrement de ma faute [...] Ces onze prochains mois consistent à réarmer suffisamment notre arsenal pour pouvoir jouer de n'importe quelle manière. Le rugby anglais est traditionnellement basé sur la puissance, le gain de la ligne d'avantage, mais nous devons apprendre de la Coupe du monde 2019. En finale, nous avions affronté une équipe plus puissante et nous n'avions pas pu les battre. »

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Trois défaites consécutives à Twickenham

Les Anglais semblent actuellement bien loin des sommets mondiaux. Ils ont perdu cinq de leurs neuf derniers matches. Pire, le quinze de la Rose, pourtant riche en talents, reste sur trois défaites consécutives concédées dans son antre (Irlande, 15-32, le 12 mars, Barbarians, 21-52, le 19 juin et Argentine samedi dernier). Et s'ils ont effectivement monopolisé le ballon contre les Pumas, les Anglais ont affiché d'inquiétantes carences dans son utilisation.

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À ce titre, l'association 10-12 de Marcus Smith et Owen Farrell patine toujours, mais Jones reste décidé à installer le duo. « Nous avons encore des matches à jouer avant la Coupe du monde, s'ils les jouent ensemble, ils arriveront à mieux se comprendre », a estimé l'entraîneur, qui les a titularisés contre le Japon. Au total, Jones a procédé à cinq changements dans son quinze, le prometteur Jack van Poortvliet prenant notamment la place de Ben Youngs en demi de mêlée. De quoi rebooster une équipe à l'esprit revanchard. Ce samedi après-midi, il s'agira à la fois d'enclencher une dynamique de victoire. Et de se préparer au mieux pour les deux copieuses confrontations suivantes, face aux All Blacks (19 novembre) puis aux Springboks (26 novembre).

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