Après sa double traversée de la Manche à la nage, "Stève le phoque" s'attaque au lac Baïkal

franceinfo
·2 min de lecture

"Si tu veux prendre l'air iodé, la belle lumière du matin... ça sent la bonne session, ça !" Sur la digue de Wimereux (Pas-de-Calais), Stève Stievenart se prépare. À 43 ans, ce nageur barbu de l'extrême, "grand passionné de la vie", n'a pas peur de l'eau glacée. Il est très tôt, et c'est l'heure du premier entraînement du matin. "Le deuxième entraînement sera dans la nuit, à 3 heures", sourit-il.

Ses entraînements de nage en eau libre sont rythmés par la marée. Il ne fait que 7°C et Stève est en slip de bain. Même pas la chair de poule ! Pour l'équipement, bonnet, lunettes, et vaseline sous les aisselles obligatoire. "Avec les frottements, la mer, ça irrite, ça créé des lésions, et c'est très douloureux si on ne met pas de vaseline", explique-t-il. Un petit coup de thé au gingembre pour se chauffer, et c'est parti. "À tout à l'heure !", lance-t-il en marchant vers l'eau glacée.

Le nageur, seul dans la Manche, intrigue cette promeneuse emmitouflée dans sa doudoune. "Je ne le ferai pas parce qu'il fait bien froid, mais je trouve ça génial. Il fait pas mal de longueurs, je pense qu'il est entraîné... Bravo monsieur ! Il doit avoir la peau dure !"

La peau dure, et un bon gabarit : 1,80 m, 110 kg. Celui que l'on surnomme "Stève le phoque" ressort de l'eau une heure plus tard. "Ça fait du bien !" sourit-il. Et s'il enchaîne ces entraînements au petit matin et en pleine nuit, c'est pour préparer la traversée en relais du lac Baïkal, en Russie, l'été prochain : la Baïkal Great (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi