Après le geste de protestation des Allemands, Amélie Oudéa-Castéra encourage les Bleus à utiliser leurs « espaces de liberté »

Amélie Oudéa-Castéra aurait « aimé qu'il y ait un espace de pleine libert頻. (S. Mantey/L'Équipe)

Malgré l'interdiction par la FIFA du brassard inclusif « One Love », la ministre des Sports française Amélie Oudéa-Castéra considère qu'il « reste des espaces de liberté où notre équipe de France peut continuer à exprimer son engagement en faveur des droits humains ».

Invitée par la chaîne Public Sénat à réagir au geste de protestation des Allemands, qui ont placé leur main devant leur bouche pour dénoncer l'interdiction du brassard inclusif « One Love » par la FIFA avant leur défaite contre le Japon (1-2) mercredi, la ministre des Sports française Amélie Oudéa-Castéra a encouragé l'équipe de France à utiliser elle aussi les « espaces de liberté » qu'il lui reste.

« Je crois que la décision prise par la FIFA d'interdire ce brassard One Love n'a pas fini de faire couler de l'encre. Est-ce que j'aurais aimé qu'il y ait un espace de pleine liberté ? La réponse est clairement oui. Est-ce qu'il reste des espaces de liberté où notre équipe de France peut continuer à exprimer son engagement en faveur des droits humains ? La réponse est oui, a insisté la ministre. Les Allemands le montrent. Je pense que tout ça va continuer à battre son plein. »

Si le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, a pris le parti de s'en tenir à la position de la FIFA, à l'image du capitaine Hugo Lloris, Oudéa-Castéra a rappelé que les Bleus avaient « exprimé [leur] engagement en faveur des droits humains, de la transition écologique, à travers la lettre qu'ils ont écrite et ce geste important, cet engagement qu'ils ont pris, de mobiliser le fonds Génération 2018 pour venir au soutien des ONG en charge de cette protection ».

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« Maintenant, il y a encore des semaines devant nous dans lesquelles ils pourront être libres de s'exprimer, d'utiliser ces espaces de liberté pour porter leurs messages, a poursuivi la ministre. Ils ont ces valeurs eux aussi. Ils appartiennent à un pays qui les porte haut et c'est important qu'ils en soient les représentants. »