"L’arnaque au président" : l’escroquerie aux faux ordres de virements qui coûte cher aux entreprises

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L’arnaque au président ou l’escroquerie aux faux ordres de virements qui cible les entreprises
L’arnaque au président ou l’escroquerie aux faux ordres de virements qui cible les entreprises

Connaissez-vous les FOVI ? Derrière cet acronyme se cache une arnaque aux faux ordres de virements encore appelée arnaque au président. Elle fait des ravages chez les entreprises de taille intermédiaire et les PME, notamment dans l’Ouest de la France. La gendarmerie des Pays-de-la-Loire appelle à la plus grande vigilance.

720 millions d’euros. Voici le montant du préjudice subi par les entreprises depuis 2010 à cause des faux ordres de virements internationaux (FOVI) selon les chiffres de la Police nationale. Ces derniers jours, la gendarmerie des Pays-de-la-Loire a tiré la sonnette d’alarme et appeler les entreprises à redoubler de vigilance face à cette escroquerie appelée aussi “arnaque du président”.

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Contrairement au “ping call” qui cible principalement les particuliers, le FOVI vise les entreprises. Ouest France rapporte que quatre entreprise implantées en Loire-Atlantique sont tombées dans le panneau depuis le début de l’année pour un préjudice total de plus d’un demi-million d’euros.

Qu’est-ce que le FOVI ? 

Pour gratter des euros, les escrocs ne manquent pas d’imagination. L’arnaque aux FOVI consiste dans un premier temps pour un escroc à collecter des informations pour tout connaitre d’une entreprise et de ses dirigeants. Une fois l’escroquerie lancée, celui-ci se fait alors passer pour le dirigeant de ladite entreprise par téléphone ou par mail.

Son but ? Solliciter un virement bancaire prétextant une opération financière urgente et confidentielle. Sous pression, la société procède alors au virement. Le piège est tendu. Les fonds récupérés sont aussitôt transférés par l’escroc sur des comptes étrangers.

Comment s’en prémunir ?

Comme souvent, la prévention est le meilleur des remèdes. Le site du ministère de l’Intérieur incite les entreprises à “rappeler à l’ensemble des collaborateurs la nécessité d’avoir un usage prudent des réseaux sociaux privés et professionnels”. Instaurer des procédures de vérification et de signatures multiples, sensibiliser régulièrement l’ensemble des employés et maintenir à jour le système de sécurité informatique sont autant de règles basiques à mettre en place pour éviter les mauvaises surprises.

Que faire en cas d’abus ?

Si jamais vous avez été quand même victime de cette escroquerie, deux choses à faire en priorité. Demandez immédiatement à la banque le retour des fonds et déposer plainte en apport le maximum d’éléments aux services de police.

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