Arnaud Démare encore vainqueur sur le Giro : « Je lance le vélo, c'est un réflexe »

Arnaud Démare savoure sa deuxième victoire d'étape d'affilée sur le Giro. (Jennifer Lorenzini/Reuters)

Arnaud Démare, vainqueur jeudi pour la deuxième fois d'affilée sur le Tour d'Italie, a dû attendre la photo-finish pour s'assurer d'avoir devancé Caleb Ewan, au bout d'un sprint magnifique.

« Racontez-nous votre sprint. Vous sembliez mal embarqué à 200 mètres de la ligne...
C'est vrai que ce n'est pas dans mes habitudes de revenir de l'arrière comme ça ! La journée a été plutôt calme, j'ai senti que tout le monde était encore très frais. L'équipe a fait un gros boulot pour me maintenir à l'avant dans le final.

On a fait un très beau train mais quand on se fait remonter par Michael Morkov et Mark Cavendish aux 500 mètres, je sens que j'ai un temps de retard et que ça va être chaud, parce que les gars sont déjà bien lancés. Je décide donc de patienter encore un peu dans les roues et au final, je fais un sprint de quoi, 100 mètres ? Je me sentais rapide mais je pensais vraiment que j'étais trop juste pour la victoire. Finalement, ça se fait au jeté de vélo... C'était vraiment chaud.

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Vous le travaillez souvent, ce jeté de vélo ?
Oui, ça peut sembler bizarre mais quand je m'entraîne derrière le scooter avec mon père, ou quand je fais des sprints avec mes cousins, je lance le vélo, c'est un réflexe. C'est un geste que je bosse souvent, sans m'en rendre compte. C'est déjà grâce à ça que j'avais gagné ma première étape sur le Giro il y a deux ans.

« Un classement par points se gagne sur la durée et on n'est qu'en première semaine. Il faut être très humble face à cet objectif. »

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Avant votre sprint, il ne s'est pas passé grand-chose jeudi...
Pendant les 120 premiers kilomètres, c'est vrai qu'on était endormis. Mais l'adrénaline monte tout seul à l'approche des panneaux. Aux 50 kilomètres, tu sens vraiment la nervosité qui augmente, ça arrive au fur et à mesure. Mais pendant longtemps, c'est vrai que c'était très calme...

Vous creusez votre avance au classement par points. Ce maillot cyclamen devient-il un objectif ?
J'y pense de plus en plus mais je sais qu'un grand Tour, c'est long. Un classement par points se gagne sur la durée et on n'est qu'en première semaine. Il faut être très humble face à cet objectif. On n'est jamais à l'abri d'une défaillance. J'ai connu plusieurs grands Tours, je sais la difficulté qui m'attend encore. »

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