Arthur Rinderknech, premier Français à prendre la porte de l'Open d'Australie

Arthur Rinderknech n'a pas su sonner la révolte. (M. Schumacher/FRESHFOCUS/Presse Sports)

Sans énergie, ni révolte, Arthur Rinderknech s'est incliné sèchement face au solide qualifié japonais Yosuke Watanuki 6-3, 6-3, 6-2.

En 1h43, Arthur Rinderknech s'est incliné sèchement dans la nuit de dimanche à lundi face au qualifié Yosuke Watanuki 6-3, 6-3, 6-2 et on avait peine à croire que 79 places séparaient les deux hommes, tant la supériorité du Japonais, 138e mondial, était manifeste dans tous les compartiments du jeu.

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Il faut dire que Rinderknech avait hérité du parfait outsider dont il faut se méfier et qu'il avait affronté deux fois coup sur coup en 2020 sur le circuit Challenger. Habitué de la D2, Watanuki, 24 ans, n'avait qu'une quinzaine de matches sur le circuit principal à son actif. Mais dans la foulée d'un doublé en Challenger au Japon en fin de saison dernière, il restait sur une demi-finale à Canberra et trois victoires en qualifs pour un total à 16 succès sur ses 17 derniers matches.

À l'inverse, même si le Français restait cette année sur 3 matches (1 victoire et 2 défaites) « qui avaient du sens », selon ses propres mots, la confiance n'éclaboussait pas son jeu tout en percussion au service et en coup droit. La balle n'est jamais vraiment bien sortie de la raquette et Watanuki, très propre dans sa filière de jeu typiquement asiatique (prise de balle précoce, technique impeccable, art du contre maîtrisé, le tout agrémenté d'une volée redoutablement efficace) n'a pas eu à forcer son talent pour s'imposer malgré le port d'un lombostat et d'une chevillière.

« Il n'y a pas eu de libération du tout, constatait Rinderknech très abattu. Lui a fait son match, il avait un plan de jeu et m'a fait déjouer mais il ne s'est pas passé grand-chose de mon côté. Il n'y a eu ni sens, ni bagarre. Ce n'était donc pas compliqué de me battre. J'étais pourtant à 100 % mentalement et physiquement, mais c'est une copie ratée comme ça peut arriver ce qui n'est pourtant pas trop mon cas en temps normal. »

Une fois la fatalité évoquée, l'actuel 59e mondial (il était 44e fin 2022) - qui devrait encore descendre au classement puisqu'il avait atteint le 2e tour l'an dernier - évoqua la piste d'une préparation ratée sans vouloir en dire plus. « Tout n'a pas été parfait ces deux derniers mois mais c'est ma responsabilité et celle de mon équipe, on va en discuter dans l'après-midi... » Le débrief s'annonçait plus long que ce premier tour sans vie.

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