Arthur Rinderknech, soulagé d'être « enfin à 100 % » pour le Rolex Paris Masters

Arthur Rinderknech au côté de Richard Gasquet en équipe de France de Coupe Davis. (P. Lahalle/L'Équipe)

Arthur Rinderknech sera le nouveau n°1 français lorsqu'il disputera le premier tour du Rolex Paris Masters face à Jack Draper lundi. Mais il est surtout soulagé d'être débarrassé de ses pépins physiques et de pouvoir développer son jeu à 100 %.

« Vous serez lundi le nouveau n°1 français, qu'est-ce que cela évoque pour vous ?
C'est évidemment beaucoup de bonheur et je suis très honoré. J'espère que ça amènera de beaux mois et de belles années dans le futur.

Vous êtes très régulier ces derniers mois. Mais n'y a-t-il pas un petit contrepoint physique ?
J'arrive à enchaîner depuis août, ça prouve que ça tient le coup physiquement. En termes de physique pur, ça va très bien. Il y a évidemment un peu de fatigue, mais pas de souci ou de pépin physique. Ce qui m'a tenu éloigné des courts au printemps, surtout le poignet, a été très compliqué à gérer. Par moments, je n'avais aucune visibilité, je ne savais pas du tout comment m'en sortir. Ce fut compliqué et ça m'a éloigné des courts peut-être trois ou quatre mois. Je n'ai pas fait une saison pleine non plus, c'est peut-être pour ça que j'arrive à enchaîner, j'ai un peu plus de fraîcheur.

Cette gêne au poignet a dû entraîner pas mal de frustration en vous empêchant d'enchaîner les matches et les tournois ?
Oui, c'est sûr. Je n'aime pas trop en discuter parce que ce ne sont pas forcément de bons souvenirs. C'est venu en Australie et c'est parti fin juillet. Je n'ai pas pu faire un seul match à 100 % entre début février et début août, c'était compliqué. Il a souvent fallu jouer avec beaucoup de douleur quand j'ai pu jouer. J'ai quasiment raté trois mois au total. Ça a été une période assez difficile pour moi. Je suis maintenant à nouveau à 100 %. Quand j'ai réussi à être à 100 %, j'ai toujours eu de bons résultats, je me raccroche à ça. Ça veut dire que quand je suis bien, les résultats viennent à nouveau et que le niveau est là. Ça prouve que je suis capable et qu'il n'y a plus qu'à continuer. Le poignet est derrière moi, j'espère. Je suis de nouveau sur la marche avant et je m'éclate à jouer au tennis, c'est cool.


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Avec votre jeu très offensif, on imagine que vous attendez la saison indoor avec impatience.
Pas spécialement. On m'a collé cette étiquette quand je suis arrivé sur le circuit parce que mes premiers résultats ont été en indoor. Mon entraîneur et moi-même, on avait dit que j'étais sûrement très à l'aise sur terre, que les résultats allaient venir en temps voulu et que j'avais même de quoi être meilleur sur terre. Dès l'année suivante, c'est-à-dire l'année dernière, j'ai eu tous mes meilleurs résultats sur terre battue. Les premiers top 20, top 50 que j'ai battus, c'était sur terre. Ça a prouvé que j'étais aussi un joueur de terre battue. J'ai pas mal joué en août et c'était en dur extérieur. J'avais bien joué l'année dernière sur terre extérieure. Je pense que c'est en fonction de mon corps, si tout va bien, si j'ai pu me préparer. C'est là où ça me permet d'être efficace dans mon jeu et d'avoir des résultats. Je pense que la surface n'affecte pas tant que ça mon jeu, du moment que j'ai le temps de me préparer. »


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