AS Roma-OL - Les Notes : Merci Lopes !

Que ce fut dur ! Au terme de 90 minutes peu glorieuses qui auront fait trembler le peuple lyonnais, l’OL arrache sa qualification en quarts de finale malgré une défaite 2-1. En grande difficulté pendant toute la rencontre, les Gones peuvent remercier Anthony Lopes, auteur d’un match monstrueux et qui a sauvé à lui seul la campagne européenne de ses compagnons.

Cette qualification en quarts de finale de l’Europa League est-elle un exploit ? Au regard des adversaires potentiels au prochain tour, pas vraiment, car seul Manchester United fait réellement figure de grosse écurie. Si l’on se concentre sur l’adversaire, cependant, peut-être. La Roma, deuxième de Serie A, était sur le papier largement supérieure à l’OL. Si l’on se penche maintenant sur le contenu des deux matches contre la Louve, oui, cette qualification de l’OL est un authentique exploit. Car sur les 180 minutes qu’ont compté les deux rencontres, Lyon n’en a joué que 45 à un niveau convenable. A Rome, les Lyonnais ont livré une prestation similaire à leur première période au Parc OL, et c’est un miracle que les joueurs de Bruno Genesio aient réussi à survivre aux vagues romaines durant tout le match. Ce miracle, l’OL le doit en grande partie à son gardien, Anthony Lopes.

LES NOTES

Lopes (8) : Alors oui, Anthony Lopes a raté quelques sorties et aurait pu peut-etre intervenir sur le premier but romain. Encore heureux, en réalité, sans quoi le portier lyonnais aurait probablement écopé d’un 9 voire d’un 10. Si l’OL est en quarts de finale, Anthony Lopes y est probablement pour beaucoup. Impérial sur sa ligne, décisif à plusieurs reprises face à Salah et Dzeko, le Portugais des Gones a été étincelant, impassable, décisif, monstrueux. On attendait du gardien de l’OL qu’il tienne la baraque, il a fait plus que ça en la transformant en Fort Knox, ou presque.


Jallet (4) : Brillant lors des deux derniers matches, on était en droit d’espérer de Christophe Jallet qu’il soit solide sur ce match retour couperet. Eh bien c’est raté. L’ancien Parisien a raté quasiment tout ce qu’il a entrepris et n’a pas vraiment rassuré derrière. Les miracles ne durent jamais longtemps.

Mammana (4) : Coupable sur le premier but où il lâche le marquage, Emanuel Mammana a souffert pendant 78 minutes. Dans le jeu, d’une part, où il a eu du mal à suivre les débordements de Salah et n’a jamais pu lutter physiquement avec Dzeko, mais également physiquement. L’Argentin s’est blessé au milieu du match et a cédé sa place à MapouYanga-Mbiwa à la 78e minute, qui a tenu la baraque alors que l’OL s’écroulait petit à petit.

Diakhaby (5) : Copie-conforme de sa prestation à l’aller. Mouctar Diakhaby a été très peu rassurant derrière, très souvent pris par la vitesse de Salah et les feintes de Dzeko. Mais le jeune défenseur lyonnais a été encore décisif en inscrivant ce precieux premier but qui mettait l’OL plus ou moins à l’abri. Ce soir, ça passe. Le jour où Diakhaby ne marquera pas, la sanction risque d’être sévère.


Morel (4) : Jérémy Morel bénéficie du bonus “Pas nul”. Comprendre ici que chaque match correct de l’ancien Marseillais a l’air d’être une grosse perf comparé à son rendement habituel. Jeudi soir, le latéral gauche lyonnais a pris le bouillon face à Salah, mais n’a pas coûté de but. Un bilan plutôt satisfaisant, donc.

Tousart (5) : Il est peut-être là, le premier vrai match moyen de Lucas Tousart sous le maillot lyonnais. Et encore. Averti rapidement, l’ancien Valenciennois s’est retrouvé forcé de jouer avec retenue, ce qui ne lui réussit pas. Le capitaine des U20 de l’Equipe de France a été discret et n’a jamais réellement pesé sur le jeu comme à son habitude. On lui trouvera comme excuse qu’il est très souvent meilleur lorsqu’il est seul.

Gonalons (6) : Excellent à la récupération, Maxime Gonalons a malgré tout concédé quelques grossières fautes de marquage qui auraient pu coûter cher. Le capitaine des Gones a malgré tout brillé par son impact physique et sa détermination, deux qualités qui ont fait gravement défaut dans les rangs lyonnais durant tout le match.

Tolisso (5) : Aligné en tant que meneur de jeu, Corentin Tolisso a eu toutes les peines du monde à avoir un réel impact sur le jeu. Autant, lorsque l’OL est maître du jeu, tient le ballon et joue haut, le placement de “Coco” en meneur peut avoir du sens, autant ce soir, le numéro 8 de l’OL a du se contenter de longs ballons totalement injouables et de décrochages vains au milieu du terrain.

Cornet (1) : Non, franchement, parlons pour de vrai : que fait Maxwel Cornet titulaire sur ce match ? Oui, l’ancien Messin a marqué un but sublime contre Toulouse, une anomalie au milieu de deux ans de néant à l’Olympique Lyonnais. Mais cela ne doit pas effacer l’incroyable capacité de l’ailier lyonnais à tout rater. Jeudi soir, comme souvent, comme toujours ou presque, Maxwel Cornet a tout raté, perdu tous ses ballons et été dangereux derrière par son implication bancale. Dans 2000 ans, quand des extraterrestes deterreront le fichier .mp4 du match, ils se demanderont encore comment Bruno Genesio a pu laisser Nabil Fékir sur le banc au coup d’envoi du match.


Valbuena (6) : En difficulté dans le jeu, en grande partie à cause de son isolation devant et de son déficit de taille sur les longs ballons, Mathieu Valbuena a malgré tout su être (encore) décisif en distillant un amour de galette pour Mouctar Diakhaby qui offre un but salvateur à l’OL, comme à l’aller. On peut reprocher beaucoup de chose à l’ancien Marseillais, mais son engagement, son mental et sa qualité sur coups de pied arrêtés sont un élément indispensable du retour en grâce de l’OL ces dernières semaines. On ne lui en demande pas plus. Remplacé par Rafael à la 91e. RAS.

Lacazette (4) : Alexandre Lacazette ne peut pas – tout le temps – faire des miracles. Seul au monde en pointe, l’attaquant des Gones a passé son match à essayer de bonifier les infames saucisses qui lui parvenaient de l’arrière, sans vraiment y arriver. Peut-être touché par son incompréhensible non-sélection, le buteur des Gones n’a pas fait un bon match. Un mauvais match sur toute la saison, on lui pardonnera sans mal. Nabil Fékir, entré à sa place, a montré en cinq minutes que sa non-titularisation était incompréhensible en se créant une occasion tout seul sur la droite, sauvée par une belle parade d’Alisson, mais également par une ouverture aux petits oignons qui aurait du être décisive si Maxwel Cornet possédait des pieds. Nabil Fékir est de retour, préparez-vous.


Charly M. 

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