Ces associations 100 % tricolores gagnantes en F1

Même si elles ne sont plus la norme depuis trente ans, les combinaisons de deux pilotes français avec un constructeur de l'Hexagone ont connu leur heure de gloire dans les années 1980.

Si Esteban Ocon et Pierre Gasly se retrouvent associés chez Alpine en 2023, ils mettront fin à plus de vingt-huit ans d'attente. Le dernier Grand Prix où un duo français était au volant d'une monoplace française remonte à la dernière course de la saison 1994, en Australie, avec Olivier Panis et Franck Lagorce chez Ligier. Mais ce dernier n'était arrivé dans ce baquet que pour les deux dernières courses de la saison.

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À une époque où le carrousel des pilotes ne s'arrêtait jamais de tourner, surtout pas en cours de saison, c'était un autre Français, Éric Bernard, qui avait débuté l'année avec Panis. Depuis, Prost Grand Prix et Renault devenu Alpine l'an dernier n'ont plus eu deux pilotes français en même temps dans leurs rangs.

Pour trouver trace de deux Tricolores disputant une saison complète dans une voiture bleu-blanc-rouge, il faut remonter cinq ans plus tôt, en 1989, avec Olivier Grouillard et René Arnoux chez Ligier pour un exercice difficile, terminé avec trois points et seulement la 13e place chez les constructeurs. À cette période (1988 puis 1989), Yannick Dalmas et Philippe Alliot débutent à chaque fois la saison ensemble chez Larousse mais Dalmas, malade (légionellose qui ne sera diagnostiquée que courant 1989), ne peut finir aucun des deux exercices.

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1980, l'année dorée des duos français

Avant cela, Arnoux a été associé à la plupart des saisons 100 % françaises les plus réussies. En 1981 et 1982, il était aligné avec Alain Prost chez Renault. En deux ans, Prost avait amassé cinq victoires (plus 5 podiums) alors qu'Arnoux s'était imposé à deux reprises (plus trois podiums). La marque au losange avait pris la troisième place chez les constructeurs à chaque fois.

Arnoux, déjà lui et déjà chez Renault, avait également connu deux saisons d'affilée avec un coéquipier français, Jean-Pierre Jabouille. Les deux avaient connu la victoire (deux chacun et trois podiums supplémentaires pour Arnoux) entre 1979 et 1980. Blessé à une jambe au Canada lors de leur deuxième saison commune, Jabouille a manqué le dernier Grand Prix cette année-là (il prendra sa retraite en début de saison 1981) mais n'avait pas été remplacé.

1980, c'est aussi l'année où Ligier brillait avec Didier Pironi et Jacques Laffite. Comme chez Renault, les deux pilotes avaient connu les joies de la victoire (une chacun) et des podiums (quatre supplémentaires chacun), amenant Ligier à la deuxième place du classement constructeurs (derrière Williams), Renault se contentant du quatrième rang.

Cette année dorée avec quatre Français vainqueurs de GP et dans le top 8 du Championnat du monde sur des monoplaces françaises intervenait dix ans exactement après que Matra, Jean-Pierre Beltoise (2 podiums) et Henri Pescarolo (un podium), eurent réalisé une telle association 100 % bleu-blanc-rouge pour la première fois de l'histoire du Championnat du monde de Formule 1.