Athlé - Affaire Naser - Shaunae Miller-Uibo ne comprend pas que Salwa Eid Naser n'ait pas été punie

L'Equipe.fr
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La vice-championne du monde bahaméenne du 400 m n'a pas du tout apprécié de voir la manière dont la Bahreïnie Salwa Eid Naser a été blanchie des charges contre elle. Au lendemain de l'annonce par l'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU) de l'abandon de charges contre la championne du monde bahreïnie du 400 m Salwa Eid Naser malgré quatre manquements à ses obligations de localisation, sa dauphine bahaméenne des Mondiaux de Doha a publiquement exprimé sa colère. Shaunae Miller-Uibo demande ainsi des comptes à l'AIU et à World Athletics dans long message publié sur Instagram. « Je ne suis pas seulement préoccupée par le fait de voir une athlète ayant manqué quatre contrôles être blanchie, écrit la championne olympique 2016 du 400 m. Je le suis aussi par la Fédération internationale et l'unité d'intégrité chargée de protéger notre sport [...]. Pourquoi aucune action n'a été entreprise alors que les règlements stipulent qu'en cas de trois manquements aux obligations de localisation en douze mois, une suspension d'un à deux ans peut être prononcée ? [...] Pourquoi une suspension provisoire n'a-t-elle pas été prononcée ? Pourquoi l'a-t-elle été un an et deux mois plus tard ? »

Suspendue provisoirement seulement en juin 2020, Naser avait en effet pu participer aux Mondiaux 2019 alors que ses trois premières infractions dataient de mars et avril 2019. « Il y a d'autres cas où des athlètes ont été suspendus provisoirement en août alors que leurs tests ratés dataient pour les derniers d'avril, pointe Miller-Uibo. Je dis qu'il y a eu tricherie et je pense qu'on doit avoir davantage d'explications de la part de World Athletics et de l'AIU. S'il vous plaît, Président Sebastian Coe, je pense que nous, athlètes, méritons une réponse détaillée évoquant tous les échecs de cette procédure. » De son côté, le président polonais de l'Agence mondiale antidopage, Witold Banka, a expliqué mardi soir être « préoccupé » par la décision prise dans l'affaire Naser: « L'AMA va analyser le cas avec soin et exercera son droit de faire appel (devant le TAS) si nécessaire. »