Athlé - AFS - Caster Semenya ne pense plus au 200 m

L'Equipe.fr
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Sacrée championne d'Afrique du Sud du 5 000 m ce jeudi mais dans un temps encore éloigné des minima pour Tokyo, la double championne olympique du 800 m a confirmé qu'elle envisageait son avenir sur les longues distances. La double championne olympique du 800 m Caster Semenya sera-t-elle à Tokyo dans un peu moins de 100 jours ? Après avoir essayé en 2020 de courir le plus vite possible sur 200 m (23''49) sans atteindre les minima (22''80), la Sud-Africaine tente cette année sa chance de décrocher les minima olympiques sur... 5 000 m. Elle a remporté le titre national jeudi à Pretoria en établissant un nouveau record personnel (15'52''28), amélioré de plus 22 secondes, mais reste encore très loin des minima (15'10''). Interdite de course du 400 m au 1500 m en vertu des nouveaux règlements de World Athletics sur les athlètes victimes de désordre du développement sexuel (DSD) adopté il y a deux ans, Semenya refuse de se soumettre à un traitement réduisant son taux naturellement élevé de testostérone et, déboutée par le Tribunal arbitral du sport, a porté son dossier devant la Cour européenne des droits de l'homme, dont elle espère une réponse positive avant les JO. Caster Semenya « On va réfléchir à prendre la bonne décision. Courir de longues distances a du sens » Après son succès jeudi, elle a laissé entendre à la presse qu'elle continuerait à tenter sa chance sur les distances longues. « On doit se pencher sur la question avec mon staff, a-t-elle indiqué. Faire du 200 m lors des cinq prochaines années ? Ce n'est pas réellement en ma faveur. Je commence à prendre de l'âge (30 ans), j'ai peur de me blesser musculairement. On va réfléchir à prendre la bonne décision. Courir de longues distances a du sens. » Semenya a jusqu'au 29 juin pour se qualifier pour les JO. « Je prends du plaisir à l'entraînement, je me prépare sans stress. J'ai réussi tout ce que je voulais atteindre comme objectifs dans ma carrière, j'ai gagné des titres majeurs, j'ai inspiré la jeunesse. Je vais tenter de courir (au niveau de la mer) à Durban en mai, pour viser les minima. Si je n'y parviens pas, ce n'est pas la fin du monde. L'important, c'est d'être en bonne santé, de faire de bons chronos et d'être capable de courir le plus longtemps possible. » lire aussi Toute l'actualité athlétisme