Athlé - Dopage - Dopage : une Éthiopienne suspendue 12 ans

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La marathonienne éthiopienne Etaferahu Temesgen Wodaj a été suspendue quatre ans par l'Unité d'intégrité de l'athlétisme après un contrôle antidopage positif à l'EPO et à la testostérone. Pour se justifier, la coureuse a falsifié des documents et écopé de huit ans supplémentaires. C'est l'histoire banale d'une fondeuse éthiopienne contrôlée positive à l'EPO lors du marathon de Toronto, le 19 octobre 2019, où elle avait porté son record personnel à 2h27'21'' et terminé 5e. Les analyses montrent la présence de la substance interdite ainsi que de testostérone exogène. Le 20 novembre, l'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU) notifie l'athlète, la suspend provisoirement et l'invite à s'expliquer sur ce contrôle positif. Wodaj nie tout dopage et demande l'analyse de l'échantillon B. Elle soumet un certificat médical de la clinique AS Medium qui déclare qu'elle a souffert d'un problème médical et a consulté le 2 octobre. Il faut attendre le 28 février 2020 pour que le résultat de l'échantillon B confirme celui de l'échantillon A. L'AIU donne une dernière chance à Wodaj de s'expliquer. La marathonienne de 30 ans va alors envoyer à l'instance indépendante de World Athletics, le 24 mars, un nouveau document, datant du 18 mars 2020, déclarant qu'on lui avait prescrit « des médicaments pour [état de santé non divulgué] et pour l'infection » le 2 octobre. Le lendemain, elle envoie un certificat médical daté du 10 octobre 2019 de l'hôpital spécialisé de Tikur Anbessa, à Addis-Abeba, qui affirmait que la coureuse avait besoin d'une « transfusion sanguine » et qu'elle devait prendre de l'EPO tous les quatre jours pendant trois semaines. L'agence antidopage éthiopienne a, en collaboration avec l'AIU, enquêté et constaté que la clinique AS Medium avait cessé ses activités le 9 septembre 2019, soit trois semaines avant la consultation de Wodaj le 2 octobre. Le médecin nommé dans le document n'était pas un médecin agréé et n'avait pas le pouvoir d'émettre une recommandation de patient à l'hôpital de Tikur Anbessa. Le numéro de téléphone de la clinique sur le document n'était pas référencé et ne fonctionnait pas. Il n'y avait pas non plus de dossier patient pour Wodaj à l'hôpital de Tikur Anbessa et le tampon utilisé sur la lettre n'appartenait pas à l'hôpital, montrant que le certificat médical était faux. En plus des quatre ans de suspension pour le test positif, Wodaj a été sanctionnée de huit ans supplémentaires pour falsification de preuves et de non-conformité, ce qui équivaut à une suspension de 12 ans au total. Tous les résultats de Wodaj à partir du 20 octobre ont été disqualifiés et elle n'est pas éligible à reprendre la compétition avant octobre 2031, date à laquelle elle aura 42 ans.

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