Athlé - Dopage - Pas de JO pour Brianna McNeal, suspendue cinq ans en appel par le TAS

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Le Tribunal arbitral du sport a confirmé la suspension pour cinq ans de la championne olympique Brianna McNeal, pour « entrave au processus antidopage ». Autorisée à disputer les sélections américaines dans l'attente de la décision et 2e du 100m haies, McNeal ne sera finalement pas à Tokyo. Quelques heures après la publication d'un article du New York Times qui révélait les raisons autour d'un des trois contrôles antidopage manqués par Brianna McNeal, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rendu son verdict. Saisi par l'athlète américaine ainsi que World Athletics, le TAS a confirmé la décision disciplinaire rendue en première instance par l'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU). L'athlète écope bien d'une suspension de 5 ans pour « entrave dans le processus de gestion des résultats, en violation des règles antidopage de la Fédération internationale d'athlétisme », qui débute le 15 août 2020. La hurdleuse de 29 ans, déjà suspendue un an pour manquement à ses obligations de localisation en 2017, avait pu participer aux sélections américaines, il y a dix jours à Eugene, sous réserve de la décision du TAS. Elle avait pris la deuxième place. Mais avec cette suspension de cinq ans, McNeal ne verra pas Tokyo et c'est Gabbi Cunningham, la quatrième de la finale (en 12"53), qui la remplacera. Un contrôle inopiné manqué le lendemain d'un avortement Dans sa décision, le TAS indique avoir « partiellement accueilli l'appel interjeté par World Athletics », et ajoute un élément : « tous les résultats compétitifs obtenus par Mme Brianna McNeal entre le 13 février 2020 et le 14 août 2020 seront disqualifiés avec toutes les conséquences qui en résultent, y compris la confiscation de toutes médailles, titres, points, cachets et récompenses ». Selon les informations du New York Times, McNeal a levé le voile sur un contrôle antidopage manqué (sur trois en douze mois), en janvier 2020. La championne olympique en titre a subi un avortement le 10, la veille du passage du contrôleur et encore sous le choc de la procédure, dit qu'elle ne l'avait pas entendu sonner. Mais, selon le média américain, l'AIU a relevé des incohérences dans les dates des documents fournis par l'athlète pour se justifier. Perturbée et voulant à tout prix garder pour elle la nature de la procédure, elle avait modifié elle-même la date des documents, persuadée d'avoir avorté le 11 janvier, et que donc la clinique s'était trompée d'un jour. Très croyante, McNeal affirme avoir été traumatisée par cet avortement, qu'elle avait décidé afin de pouvoir s'aligner aux Jeux Olympiques de 2020. Elle avait ensuite disputé la saison en salle en février et continué à poster du contenu sur les réseaux sociaux, des éléments que l'AIU a retenu contre elle, estimant que le traumatisme ne devait pas être si important.

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